Ce dimanche auront lieu les 15 kilomètres (et 6 km) de Woluwe. C’est un événement étalé dans le temps, c’est-à-dire que des groupes de dix coureurs partiront à intervalle régulier.

Le format de course est atypique, c’est vrai. Mais gardons l’image d’un progrès. Ce sera la première course dans la Région de Bruxelles-Capitale depuis la crise Covid ! Une bouffée d’air frais dans un contexte post-confinement ! C’est aussi l’occasion de rappeler une notion essentielle mais paradoxalement peu mise en avant : le sport aussi permet de se prémunir du Covid.

Une mesure de protection

Face au Covid, le degré de vulnérabilité varie d’une personne à l’autre. Certains facteurs de cette fragilité ont été clairement identifiés : l’âge, le surpoids, le diabète ou l’hypertension sont des facteurs aggravants. Pour les facteurs de protection, on est moins avancé. Mais ils existent également et on soupçonne fort une bonne condition physique d’en faire partie.

Le sport a déjà fait ses preuves contre un grand nombre d’affections. Cela va de la dépression à l’ostéoporose en passant par les maladies de cœur et le cancer. Il semble que ça marche aussi pour la Covid.

Quelques études ont tenté de faire le point sur cette question en analysant les dossiers de patients positifs au coronavirus, dont une en Californie sur 48 440 sujets. Parmi les facteurs sanitaires pris en compte, on retrouvait notamment le degré d’activité physique. Le groupe le moins actif faisait moins de dix minutes d’efforts par semaine (6,4 % des sujets). Le groupe le plus actif en faisait plus de 150 (14,4 %). Le résultat majeur de cette étude est que les membres du groupe des moins de dix minutes d’activité physique par semaine couraient deux fois plus de risques de développer une forme sévère du Covid que les autres. Ils présentaient un risque accru d’être hospitalisés, d’être admis aux soins intensifs et même de décès. La sédentarité se plaçait donc en tête des facteurs de risque, devant l’âge ou la greffe d’un organe.

Une solution contre l’orage

Plusieurs explications ont été envisagées. Ainsi, on sait que les formes graves de la maladie ont été souvent induites par un emballement des mécanismes immunitaires et le largage massif de cytokines pro-inflammatoires susceptibles d’agir sur de nombreux organes, si ce n’est la totalité d’entre eux. Ce sont alors les poumons, le cœur, le cerveau, le foie ou encore les muscles qui peuvent être attaqués. Or l’activité physique permet, jusqu’à un certain niveau, de contrer les effets néfastes de ce que l’on décrit comme un "orage" cytokinique.

Anouk Ramaekers (Zatopek Magazine)