Raymond Goethals reste aujourd’hui encore l’entraîneur belge le plus titré. Raymond-la-science a notamment remporté la Ligue des champions avec l’Olympique de Marseille en 1993. Son accent brusseleer et son franc-parler ont aussi fait de lui un personnage incontournable. Il aurait eu 100 ans ce jeudi 7 octobre !

Sa carrière d’entraîneur lui a permis de suivre l’évolution des capacités physiques des footballeurs belges et français. Lorsqu’il arrive à Bordeaux en 1979, son constat est sans appel : "J’ai dû diviser les charges d’entraînement par deux." À l’époque, le championnat belge surclasse le championnat français. Dix ans plus tard, quand Raymond Goethals revient à Bordeaux en 1989 pour sauver le club, la situation s’est complètement inversée et le magicien doit revoir à la hausse ses programmes. Depuis, le niveau athlétique des footballeurs professionnels du monde entier n’a cessé d’augmenter.

Vive les fibres lentes

Suivant les postes, les joueurs courent entre 6 et 12 kilomètres par match. Généralement, les attaquants sont les joueurs de champ les moins mobiles. Ils font davantage parler leur explosivité comme l’a démontré une étude anglaise où les avant-centres britanniques battaient généralement leurs collègues au sprint sur des distances jusqu’à 60 mètres. À l’opposé, les milieux de terrain se montrent les plus mobiles. Différentes études ont effectivement démontré que leurs muscles sont aussi plus riches en fibres lentes. La condition physique des équipes a tellement progressé ces dernières années que les joueurs doivent sans cesse se mouvoir pour créer le danger.

À fond !

Pour toute personne modérément sportive, courir une dizaine de kilomètres en une heure et demie ne présente rien d’insurmontable. Cela devient une performance lorsqu’on sait qu’un tiers de la distance est parcourue à vitesse élevée et parfois même à vitesse maximale. Les joueurs évoluent dans des zones d’intensité cardiaque comprises entre 170 et 175 pulsations par minute avec de nombreux pics à 190 et même à 200 battements par minute. À l’exception des gardiens de but, les joueurs pros évoluent entre 60 et 79 % de leur VO2max qui oscille suivant les cas entre 60 et 65 ml/mn.kg.

Bien sûr, il y a toujours des exceptions. En termes de mobilité, Messi porte bien aussi son surnom de "puce". En 2014, le quotidien espagnol Marca s’est amusé à compiler toutes les courses de l’Argentin. Il parcourait à peine 6,8 km/match. Soit un petit kilomètre et demi en plus que son gardien ! Bien sûr, Messi ne serait pas l’attaquant prolifique qu’il est sans aptitudes. En plus de sa technique, il peut compter sur une sacrée pointe de vitesse puisqu’il a été flashé à 34,47 km/h. Chacun ses qualités !


Avantage au football

Quelle est entre la course à pied ou le football l’activité la plus physique ? Une équipe de chercheurs de l’Université de Copenhague a concocté un programme de remise en forme pour 14 adultes sédentaires âgés entre 30 et 40 ans. Les uns étaient invités à jouer au football 3 fois par semaine. Les autres, simplement à courir. Après trois mois d’effort, les footeux avaient perdu 3,7 % de masse grasse pour 2 % seulement chez les joggeurs. A contrario, ils avaient gagné deux kilos de muscle pour aucun chez les coureurs. Selon les chercheurs, le simple fait de courir après une balle suffit à élever le degré de motivation et donc l’intensité d’effort. À méditer pour remplacer une séance de fractionnés !


Qui est le plus rapide ?

Au printemps dernier, le journal italien La Gazzetta dello Sport avait réalisé le classement des footballeurs dotés de la plus grande pointe de vitesse.

Voici le top 5.

1. Cristiano Ronaldo > 38,6 km/h

2. Kylian Mbappé > 38 km/h

3. Arjen Robben > 37,08 km/h

4. Gareth Bale > 36,9 km/h

5. Alphonso Davies > 36,51 km/h