Ce dimance, Ludovic Pommeret, vainqueur de l’UTMB 2016 et de la Diagonale des Fous l’an dernier (après avoir terminé trois fois deuxième sur cette course), s’est essayé sur marathon. Prévu comme lièvre pour son beau-frère à Annecy, le Français de 46 ans s’est retrouvé seul peu avant les 2/3 de la course et a réussi à surmonter un départ trop rapide (36’15 au 10 km alors que 36’40 était planifié) pour réaliser un très beau chrono de 2h31.51 (12e d’une course remportée par le Kenyan Kiprotich-Felix Kirui en 2h11.26).

Solide pour un ultra-traileur qui, de son propre aveu, n’avait préparé spécifiquement l’affaire que deux semaines avant la course.

"Le marathon c’est comme le vélo, ça fait mal au cul ! Les fessiers et les ischios sont les seuls muscles courbaturés, rien aux quadris ni mollets", a-t-il commenté, ajoutant au passage que pour "se gaver sur les ravitos, faites du trail".

Voici en tout cas un chrono intéressant pour une des figures de proue des ultra-traileurs que certains qualifient de "randonneurs rapides " avec un certain dédain.

Il rappelle d’autres chronos réalisés par d’autres :

  • Julien Chorier (double-vainqueur de la Diagonale des fous) : 2h35.29 au marathon de Paris 2015.
  • François D’Haene (quadruple vainqueur de l’UTMB et de la Diagonale des fous) : 2h34.52 en 2013, deux semaines après avoir remporté la Diagonale.
  • Sage Canaday (trois fois 3e à la Transvulvania sur 75 km) : 2h16.51 en 2011, 2h23.11 au marathon de Rotterdam 2019.
  • Jim Walmsley (5e à l’UTMB en 2017) : 2h15.05 (et 6h09.26 sur 100 km, soit dit en passant).