Animée tout un temps (près de 110 km en tête) par un surprenant Jean-Roch Bonhomme (un coureur de Ferrières sans aucune grosse référence sur ce type d'effort), la course fut finalement enlevée par le favori pour beaucoup, le Malmédien Ludwig Lefebvre.

Marathonien à 2h22', ce tout récent trentenaire s'était décidé à s'inscrire par curiosité, mais aussi, et surtout, parce que quasi tous les marathons cotés de l'année avaient sauté l'un après l'autre pour cause de pandémie. Il s'est imposé en 17h40', contre 17h51 pour le Liégeois de Bassenge Cédric Defawes et 18h44 pour le néerlandophone Pieter De Neve (première femme: la Française Christelle Cherrel en 30h17).

"J'ai vraiment aimé ce type d'effort, avec toutes les composantes de préparation et de gestion de la course", nous expliquait le vainqueur. "Mais je me laisse encore 5 ans pour le marathon. Je veux descendre sous les 2h20'. Le trail peut encore attendre un petit peu: je dois être le plus jeune du top 10 de cet UTDS. Mes jambes? Je n'ai jamais eu aussi mal. Pas pendant, car elles tournaient pas mal. Mais après... Horrible".