Après une première édition au plus fort de la crise du coronavirus à la mi-avril, une seconde dans l’euphorie du déconfinement à la fin mai, le Challenge Queen/King of Confinement revient ce week-end pour un troisième acte.

Le principe, qui avait séduit plus de 600 coureurs lors de la 2e édition, reste le même. Chacun, à partir d’un lieu fixe, doit réaliser une boucle de 6 à 7 km en moins d’une heure. Avec un nouveau départ chaque heure. Jusqu’à ne plus pouvoir (ou vouloir) y arriver dans les temps. Le tout en respectant, évidemment, les recommandations du conseil national de sécurité et en communiquant avec la communauté des coureurs via la page facebook dédiée

A ce petit jeu, cela peut durer longtemps. 36 heures à la fin mai pour le lauréat, Sylvain Lejeune ! La barre des 40 heures est même envisagée cette fois par certains prétendants à la victoire.

Ce 3e acte, qui propose à nouveau au choix un départ samedi soir ou dimanche matin, aurait dû être celui d’une grande fête populaire. Mais le contexte actuel de rebond de l’épidémie n’est pas celui espéré au moment de la planification du rendez-vous.

"On aurait aimé que des groupes de participants puissent se réunir autour d’un club, d’une salle et partager cela ensemble tout au long d’une journée. Avec de belles festivités en apothéose une fois l’effort terminé", indique Frédérick Hardenne, cheville ouvrière de l’événement et vainqueur de la première édition. "Ce ne sera malheureusement pas possible."

Boucle avec vue sur le Mont-Blanc

Le Beaurinois, qui a profité du mois de juillet pour effectuer un Tour de Wallonie long de 1000 km en courant, prendra à nouveau le départ, depuis… Chamonix où il séjourne actuellement. "Je me suis tracé une boucle avec vue sur le Mont-Blanc. Il y a pire comme décor. Oui, je vais jouer à nouveau le jeu. Il faudra voir comment mon corps réagit après mes dernières aventures. Mais s’il est d’accord de me suivre, ça pourrait durer très longtemps…"

La concurrence, dont un Benoît Badot ayant terminé 2e de l’acte 2 derrière Sylvain Lejeune avec le même nombre de boucle, est prévenue.

À côté de ceux qui veulent accumuler les bornes de façon parfois astronomique, on retrouve une majorité de coureurs pour qui c’est l’occasion de se tester sur un effort inhabituel. Avec des objectifs bien moindres tout en découvrant des distances jusqu’alors inconnues.

"Nous appelons d’ailleurs à la prudence", souligne Frédérick Hardenne, habitués des ultras. "Il n’est pas question d’aller toujours plus loin. Que ceux qui ont pris part à l’acte 1 et 2 réfléchissent. On ne conseille pas de soumettre à nouveau son corps à de longues distances si vite. L’événement peut aussi être envisagé de façon différence, comme un bon entraînement ou encore l’occasion d’essayer la course de nuit."

Au total, environ 250 coureurs devraient prendre le départ de l’acte 3, pour lequel il est encore possible de s’inscrire jusqu’à vendredi 20 heures. Un chiffre en nette diminution donc. "Vu le contexte moins festif qu’espéré, nous n’avons pas fait trop de publicités. On voulait attirer beaucoup de gens de l’étranger, nous ne l’avons pas fait par exemple. Il y a un peu d’amertume par rapport à ce contexte mais ça ne change rien à notre philosophie de partage, de dépassement de soi et de plaisir."

Cet acte 3 devrait cependant être le dernier sous cette forme, soit dans un contexte de pandémie. Avant de revenir - chaque coureur l’espère - avec le même type formule mais sous un autre nom de façon annuelle dans un contexte plus festif.