Runnin’City a déjà séduit 25 villes belges. Et profite du contexte pour attirer plus monde.

Il n’y a pas que les parcours permanents à travers nos forêts ardennaises qui permettent aux coureurs de découvrir de nouveaux horizons. L’application Runnin’City, sans balisage physique, invite également au dépaysement, en proposant des tracés directement sur votre smartphone en fonction du lieu où vous vous trouvez.

Vingt-cinq villes belges (pour plus de 200 à travers le monde) ont déjà rejoint le concept, offrant en moyenne trois circuits allant de 5 à 15 km. Guidé par des indications vocales, le coureur reçoit également de courtes explications lorsqu’il passe à proximité de lieux d’intérêt. Histoire de mêler sport et tourisme, loin de l’esprit de compétition.

"Nous avons entre 5 000 et 6 000 utilisations par jour actuellement, pour 4 000 avant la crise du Covid-19. Et la Belgique représente 7 % de nos utilisateurs", explique Philippe Pleckspaen, l’un des concepteurs de ce projet belge et qui a la particularité de faire partie des 49 coureurs à ne pas avoir raté la moindre édition des 20 Km de Bruxelles.

55 tracés à Paris, bientôt 30 à Bruxelles

Il y a donc un engouement renforcé pour un concept entièrement gratuit pour ses utilisateurs et qui, à l’origine, veut offrir la possibilité aux coureurs aimant voyager de toujours trouver un tracé attrayant, peu importe la ville où il se trouve de par le monde. Il y a, par exemple, 55 itinéraires différents à travers Paris.

Communes et structures privées, comme les hôtels, ont accroché à l’idée. Et continuent de le faire. Parfois même en dehors des villes, puisque trois nouveaux circuits viennent de voir le jour du côté du Pays de Bastogne par exemple. Binche ou Lasne ont aussi récemment rejoint Runnin’City, tandis qu’un large projet avec 30 parcours, dont deux pour les personnes à mobilité réduite, se développe à Bruxelles.

"Nous craignions un ralentissement de nos activités en raison du confinement mais c’est tout le contraire qui s’est produit. Les villes, face à l’engouement pour le tourisme mais aussi parce que beaucoup ne partiront pas à l’étranger cette année, sentent que c’est le moment d’offrir ce type de services."