La course au D+ : voici comment devenir l’As du Pic

Jérémy Pissens, 3e de la première édition des Maîtres du Temps et ultra-traileur, nous partage ses conseils pour tenter d’accumuler un maximum de D+ lors du Challenge "L’as du Pic" qui a lieu pour la première fois ce dimanche

La course au D+ : voici comment devenir l’As du Pic
©Shutterstock

Après plusieurs éditions du Challenge King Of Confinement ou une première version des Maîtres du Temps à succès, les "Challenges de la Dream Team" reviennent ce week-end avec une triple offre pour les nombreux coureurs en manque de dossards : l’Acte 2 du Challenge Les Maîtres du Temps ce samedi à partir de 9h, une première initiative à l’intention des plus jeunes dénommées Les Princes du Temps dimanche en matin et, enfin, un nouveau concept innovant qui devrait ravir les amateurs de dénivelé positif : l’As du Pic

Pour décrocher l’As du Pic, il s’agira dimanche à partir de 13h d’accumuler un maximum de dénivelé positif (D+) sur une côte en un certain temps. Avec chaque fois un départ depuis le même endroit. D’abord durant 30 minutes puis 25, 20, 15, 10 et 5. Des périodes espacées chaque fois d’un temps de récupération de 10 minutes. La somme du D+ réalisé lors sur l’ensemble de ces séries servira à déterminer le classement final (règlement complet ici).

Pour briller, il faudra être fort, physiquement et mentalement. Mais aussi et surtout ne pas se tromper dans le choix de la côte.

Jérémy Pissens, traileur de Braives qui affectionne particulièrement ce genre d’exercice et qui avait terminé 3e des Maîtres du Temps à la fin du mois de novembre, nous partage quelques conseils avant cette première qui va réunir de nombreux traileurs. "Je pense que les 2000 mètres de D+ devraient être atteignables pour les meilleurs…"

La course au D+ : voici comment devenir l’As du Pic
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Le choix de la côte

"C’est pour moi l’élément essentiel. Si la côte est trop raide, il est impossible de tenir de l’intensité durant 1h45. Si elle n’est pas assez raide, on accumule par contre trop de kilomètres sans prendre le dénivelé recherché, tout en augmentant le temps de descente pour revenir au point de départ. A mon sens, il faut donc pour chacun une côte qui reste majoritairement « courable » mais qui monte suffisamment fort. Elle doit aussi ne pas être trop technique pour faciliter la descente. Une côte idéale devrait afficher 20% de moyenne. Plus que ça, je ne suis pas sûr que ça serait plus efficace sur la durée alors que la descente pourrait devenir très technique. En décembre, j’avais testé le format sur une côte d’environ 700 mètres pour 155 mètres de D+."


Route ou béton ?

"Si vous voulez absolument jouer la performance ou la gagne, avaler le D+ sur du béton sera plus rentable. Une côte relativement courte et bien raide, avec l’aide de bâtons. Mais d’un autre côté, la descente sera beaucoup plus traumatisante pour les genoux et, à moindre d’être habitués à ce type d’effort, cela peut laisser des traces durant quelque temps. Il faut donc bien réfléchir à ce que l’on veut et ce que l’on peut faire avant de se décider. Et ne pas surestimer ses capacités à encaisser de pareilles sollicitations."


La gestion de l’effort

"Le cardio, c’est certain, va être soumis à rude épreuve. L’effort total est long de 1h45 tout de même et il ne faut pas sous-estimer la durée. Il pourrait donc y avoir de grosses surprises au niveau de la gestion de l’effort. S’il fallait comparer l’intensité à un effort sur route, j’évoquerais celle qu’on met lors d’un semi-marathon. Il faut pouvoir donner du rythme mais en garder sous le pied pour ne pas monter trop haut dans les pulses et garder le contrôle sur la durée. Si on se donne à 100% ou qu’on va tout simplement trop vite dès le début, ça risque plus que probablement de coincer sur la fin."


La descente

"Elle doit à la fois permettre de récupérer de l’intensité de la montée tout en s’effectuant très rapidement afin de ne pas gaspiller de précieuses secondes qui pourraient faire la différence. C’est une gestion difficile. Pour tirer le maximum, je conseillerais néanmoins de descendre le plus vite possible et de monter en restant dans la gestion de son effort."


Le mental

"Ce n’est pas le format le plus dur au niveau psychologique mais le mental joue évidemment une place importante dans ce type de défi. Etre dans un environnement qu’on apprécie, comme un bois, peut faire la différence à ce niveau pour s’accrocher quand la difficulté se présentera. Tout dépend également des expériences passées et du profil de chaque coureur."


L'alimentation

"Il est hors de question de ne pas penser à s’alimenter durant cet effort, long de 1h45 de course mais de plus de 2h30 au total avec les périodes de récupération. C’est beaucoup trop intense pour ne pas le faire et ne pas avoir préparé cela avant de se lancer. Par contre, en pratique, les pauses de 10 minutes entre les séries me semblent suffisamment longues et correctement espacées pour ne pas devoir s’alimenter en montant ou en descendant."

Son avis sur le format

"C’est un super concept. Pas seulement parce que c’est novateur mais surtout parce que c’est un excellent exercice pour les traileurs. Je ne pourrai malheureusement pas y participer ce dimanche mais je m’essayerai sur ce format prochainement. Tant au niveau du cardio que du renforcement musculaire ou encore du mental, c’est un super entraînement. En considérant ça comme un excellent exercice en vue de prochains objectifs, je l’aurais fait sur un sentier pour également pouvoir travailler mes appuis et ma technique."


>>> Inscription encore possible jusqu'à samedi 18h  <<<

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