Cinq indispensables pour réussir son année running

Le début d’année marque souvent une rupture pour les coureurs. Le moment idéal pour regarder dans le rétro et, surtout, se projeter sur les douze mois à venir.

course à pied
Une nouvelle année sportive débute et, avec elle, de nouveaux objectifs ©Copyright (c) 2016 oneinchpunch/Shutterstock. No use without permission.

Courir n’est pas uniquement synonyme de performances ou de chronos. Loin de là même pour la majorité des nombreux pratiquants de course à pied en Belgique. Avec l’essor du trail ces dernières années, ce constat s’est même renforcé. Ce n’est pas un hasard si, de façon générale, il y a moins d’inscrits sur les organisations.

Malgré le sursaut de fin d’année, il y a eu 27 % de participants en moins sur les courses à pied à Bruxelles et en Wallonie en 2022

Il n’en reste pas moins que chaque coureur aime à se sentir en forme et à mener à bien ses objectifs, peu importe leur nature. Sentir qu’on a gagné quelques secondes sur un tracé ou qu’on a mieux performé que l’année précédente sur une course est également un sentiment apprécié de nombreux runners.

Mais pour réussir son année running, il importe de ne pas faire n’importe quoi. En ce début d’année, on a pointé cinq conseils pour vous aider à garder le cap et à faire de votre mieux en 2023.

1. Se fixer des objectifs

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous couriez ? Si ce n’est pas le cas, il est grand temps de le faire, sous peine de ne pas tenir sur la durée. On est ici dans le domaine de la préparation mentale, un élément souvent évoqué chez les athlètes professionnels mais qui a également toute son importance pour les sportifs amateurs.

Avoir un objectif, quel qu’il soit, est en effet primordial pour avancer. À vous de faire preuve de créativité car objectif ne rime pas uniquement avec victoire. Celui-ci peut être multiple et varié, comme la perte de poids, une performance personnelle, une distance à boucler ou une participation à un événement qui vous tient à cœur. Laissez parler vos propres envies et laissez une place à la notion de plaisir, capitale pour durer. Mais ne suivez pas aveuglément votre voisin, car c’est rarement la (bonne) réponse à votre pourquoi.

Course à pied, traileur
La plaisir fait partie des réponses à la question "pourquoi je cours?". ©Copyright (c) 2018 Uladzimir Ogonek/Shutterstock. No use without permission.

2. Varier les plaisirs

La progression, en course à pied, passe par la régularité. Mais aussi, une fois un bon niveau d’endurance acquis, par la variation.

Courir toujours à la même allure tout au long de l’année vous fera rapidement atteindre un plafond. Pour progresser, il est ensuite conseillé de varier les intensités, entre vos différentes séances mais aussi au cours d’une même sortie. Amusez-vous en intégrant par exemple trois ou quatre périodes plus rapides durant votre run ou en vous fixant une sortie à allure plus soutenue au cours de la semaine. N’oubliez cependant pas que les allures d’endurance, qui doivent vous permettre de ne pas être dans le rouge et de pouvoir, par exemple, continuer à tenir une conversation, doivent constituer la majorité de votre volume hebdomadaire.

Pensez aussi à varier les pratiques sportives au cours de l’année. Cela est une bonne manière de se changer les idées mais également de soulager son organisme, notamment avec les sports portés que sont le cyclisme ou la natation.

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3. En faire plus, mais pas trop

Dans un monde de données, nombreux sont les coureurs à regarder leurs chiffres et à vouloir les porter plus loin d’un mois à l’autre, d’une année à l’autre. C’est un objectif comme un autre et, par conséquent, cela peut être positif sur votre motivation. Le danger est d’en faire trop, trop vite. Comme de se fixer un objectif marathon six mois à peine après ses débuts en course à pied ou de vouloir boucler un 100 km en montagne dès sa première saison de trail.

De façon générale, n’augmentez pas de plus de 10 à 15 % votre volume d’une semaine à l’autre, même si cela peut paraître peu lorsque vous avez plus de temps disponible ou une motivation en hausse.

Laissez-vous aussi le temps d’avancer étape par étape et laissez à votre organisme le temps de s’adapter à vos envies. C’est la meilleure manière de slalomer entre les bobos et de conserver de la motivation sur la durée.

4. Retenir les leçons du passé

Un âne ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre. Alors, ne faites pas deux fois les mêmes erreurs. Si la nouvelle année est l’occasion de se projeter vers l’avant, retenez les leçons de votre passé de coureur. En reproduisant les mêmes erreurs qui vous ont amené à la blessure en 2022, il n’y a aucune raison qu’il n’en soit pas de même si vous repartez sur le même schéma en 2023. L’expérience en course à pied joue un rôle primordial. Et bien connaître son corps est un avantage énorme pour gérer correctement sa charge d’entraînement ou une course. Ce serait bête de s’en priver.

Running course à pied 2023
Cap sur 2023! Mais ce n'est pas une raison d'oublier votre passé de runner. ©Copyright (c) 2022 xalien/Shutterstock. No use without permission.

5. Avoir une bonne hygiène de vie

Courir, ce n’est pas que courir. Il ne suffit pas de s’entraîner correctement pour progresser ou se sentir en forme. Dans l’équation, le paramètre “hygiène de vie” entre toujours en compte. Sommeil, repos, alimentation et hydratation sont des indispensables de la réussite sportive.

Cela ne veut pas dire que la vie d’un runner doit être faite de privations. L’énorme majorité des pratiquants ne courent pas pour la gagne ou la performance. Mais penser qu’on peut se sentir bien lorsqu’on court en faisant n’importe quoi le reste du temps serait faire fausse route.

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