L’hiver est à nos portes ! Les températures sont plus basses qu’à la normale, les gouttes de pluie commencent à se transformer en flocons et, surtout, les soirées tartiflettes et raclettes sont plus fréquentes que les sorties à pied. Garder la forme dans ces circonstances n’est pas évident.

"Les extras de l’hiver, cela fait du bien pour le moral"
, rassure Louise Deldicque, physiologue du sport, spécialisée en nutrition.

Le tout est de ne pas oublier une chose : la modération.

"Évidemment, les abus à répétition auront un impact sur le poids et donc sur les performances. Néanmoins, prendre quelques kilos en hiver n’a rien de mauvais. On ne peut pas avoir un poids de forme toute l’année, flirter parfois avec des masses graisseuses trop basses n’est pas bon sur le long terme par exemple."

Dans son assiette aussi, il faut pouvoir s’adapter. Comme toujours, le mot d’ordre est de manger des légumes et des fruits du moment. "En hiver, on peut se porter sur des légumes comme le topinambour, le panais ou encore les choux de Bruxelles. Ils contiennent des vitamines et minéraux qu’on ne retrouve pas à toutes les saisons. En plus de cela, ils sont remplis de fibres", continue Louise. Au niveau des fruits, celui qui ressort est plutôt classique. "On peut encore profiter des oranges, c’est bon, facile et très riche en vitamine C."

Ne pas abuser de l’alcool

Un autre élément à ne pas négliger en hiver, c’est l’hydratation. Même si la sensation de soif n’est pas aussi présente qu’en été. "On a souvent l’habitude de s’habiller trop chaudement et, quand il fait froid, on n’a pas spécialement l’envie de boire. On est donc susceptible d’être en déshydratation sans s’en apercevoir."

S’hydrater ne signifie pas pour autant boire un (ou plusieurs) verre d’alcool. "Même si un verre par jour n’aura aucune conséquence, il ne faut pas en abuser car cela a un impact considérable sur les performances", ajoute encore Louise Deldicque. "Cela provoque la déshydratation en plus d’affecter la récupération musculaire. Cela joue également sur le sommeil sans oublier que cela perturbe certains éléments dans le cadre de la prise de masse musculaire."

L’hiver a cependant du bon sur une chose : s’entraîner dans des conditions difficiles engendre une plus grande dépense d’énergie. "Lorsqu’il gèle et qu’on s’entraîne à l’air libre, on consomme plus d’oxygène et donc plus d’énergie pour un même effort. Il ne faut donc pas hésiter à augmenter un peu les hydrates de carbone."