Bosseur dans l’âme, Dorian Boulvin aimerait parfois allonger les kilomètres pour tenter de se rapprocher au plus vite de ses objectifs. Mais avec le temps, il a appris que l’excès, tant au niveau du volume que de l’intensité, n’était que rarement synonyme de progression. Par contre, il importe de toujours rester focalisé sur son objectif en étant régulier dans sa pratique tout au long de l’année.

"Pour progresser, il faut avant tout être régulier dans l’entraînement", indique Dorian Boulvin lorsque nous lui demandons les conseils qu’il aimerait partager avec la communauté des coureurs à pied en Belgique. "De façon générale, il vaut mieux avoir une charge moyenne un peu moindre que d’en faire beaucoup durant un ou deux mois puis plus rien par après. La clé, c’est donc vraiment cette régularité, qui va de pair avec le fait de ne pas brûler les étapes."

Une philosophie qu’il a apprise auprès de Fernand Brasseur au CABW et qu’il a renforcée depuis 2 ans et demi en travaillant avec Tim Moriau, son entraîneur au sein du Runners’lab Athletics Team. "Cela est valable tant pour les élites que pour tous les athlètes amateurs. Être régulier sans en faire trop permet de progresser doucement mais sûrement tout en évitant les blessures."


Une énorme place pour l’endurance

En pratique, cela se traduit par un volume d’entraînement essentiellement réalisé à faible intensité.

"90 pour cent de mes séances se font sur les routes et chemins, pas sur la piste, à des allures dites d’endurance. Sur une semaine avec 10 séances, j’en ferai tout au plus une de qualité sur piste et une autre de tempo sur route. Le reste, sauf à l’approche d’une compétition, est essentiellement constitué de footings de récupération, voire de footings lents. Cela peut paraître peu mais cela suffit pour arriver au top de ma forme le jour J. Sur le long terme, je vois que ça porte ses fruits dans ma progression, à tous niveaux, depuis 2 ans et demi. Et j’espère que cela me permettra également de durer de longues années encore."