Si vous êtes un routinier de la course à pied, ce n’est pas parce que le thermomètre grimpe jusqu'à dépasser les 30 degrés qu’il faut nécessairement stopper toutes vos activités physiques. Il est néanmoins indispensable de se montrer prudent, en adaptant au minimum ses habitudes et en écoutant les signaux envoyés par son organisme. Les courses prévues au calendrier ce week-end ce samedi sont d'ailleurs maintenues, même si certaines ont choisi de s'adapter aux circonstances

Il y a aussi quelques conseils pratiques et faciles à appliquer qui peuvent vous permettre de gérer au mieux ces prochains jours sous la chaleur.

1. Écouter son cœur 

Mieux vaut, en cas de fortes chaleurs, se baser sur sa fréquence cardiaque plutôt que sur sa vitesse lors d’une séance. Cela peut être frustrant, car vous serez plus que probablement amenés à ralentir par rapport à d’habitude. Mais cela sera plus révélateur de l’effort que vous demandez à votre organisme, confronté à des conditions inhabituelles.

2. Démarrer doucement 

Il faut laisser le temps au corps de s’adapter. Lors de premières chaleurs, il vaut donc mieux démarrer lentement, histoire de voir comment son organisme réagit. Au contraire, un départ rapide provoquera un effet cocotte-minute qui vous fera exploser rapidement. À plus long terme, votre corps va s’adapter progressivement à la chaleur, ce qui pourra être bénéfique, à l’instar d’un stage en altitude. À faire avec la plus grande prudence cependant. Tout est ici, comme toujours en course à pied, question de progressivité

3. Boire régulièrement 

Le conseil peut paraître bateau mais, comme le fait d’adapter sa tenue aux conditions, c’est un incontournable : il faut boire régulièrement en cas de fortes chaleurs, avant, pendant et après. Sans pour autant tomber dans l’excès. En moyenne, un volume d’un demi-litre par demi-heure environ. En privilégiant des boissons riches en électrolytes (sodium, potassium, calcium et magnésium).

4. Se ravitailler en glucides 

La chaleur ayant un impact sur la consommation du glycogène, il faut en tenir compte en cas d’effort long. On estime qu’il faut assimiler environ 50 grammes de glucides par heure de course, même si cela dépend aussi des habitudes et du profil du coureur. Cela afin d’anticiper une fringale qui pourrait advenir plus tard dans l’effort.