Running Thomas Querton, jeune entrepreneur de 23 ans, a lancé un concept permettant d’associer à la fois coureurs et sociétés désireuses d’investir autour d’une noble cause.

Courir, oui. Mais courir pour quoi ou pour qui ? Thomas Querton, jeune entrepreneur de seulement 23 ans, s’est posé la même question que beaucoup d’entre nous. Ayant toujours eu une éducation sportive, touchant notamment à la pratique du foot et du hockey, ce Bruxellois aujourd’hui exilé à San Francisco pour ses études en entreprenariat social, a véritablement goûté au monde du running voici deux ans lors des 20 Km de Bruxelles, découvrant, selon ses mots, "une ambiance collective positive qui m’a touché".

Quelques heures plus tard, au moment de la décompression, lui venait l’idée d’Atlas, une société qu’il veut aujourd’hui faire grandir en compagnie, notamment, de deux autres étudiants, le Suisse Olivier Kaeser et la Française Magali Mathieu, qu’il côtoie de l’autre côté de l’Atlantique. Le principe se veut à la fois basique et novateur et permet de donner un sens collectif à un effort aussi individuel que la course à pied.

Via Atlas, chacun, en allant courir, peut soutenir une cause qui lui est chère et, via le partage d’un selfie post-effort, permettre le financement du projet en question grâce au soutien de sponsors attirés par les concepteurs. Projets, coureurs anonymes et sociétés désireuses de soutenir une cause noble se retrouvent ainsi unis au sein de l’application et chacun y tire un avantage. Les associations soutenues reçoivent des fonds, les sociétés partenaires véhiculent une image positive en finançant chaque kilomètre parcouru tandis que le coureur peut donner un sens à son effort.

Bien plus qu’un simple parrainage

Le concept, qui permet également la création d’une véritable communauté, va donc bien au-delà du classique parrainage où c’est avant tout le coureur, via son inscription ou les soutiens qu’il récolte, qui finance une association ou un projet.

Ainsi, par exemple, le Fonds Ngangi, massivement soutenu via la page facebook d’Atlas lors des derniers 20 Km de Bruxelles, a pu obtenir 2.700 euros via ce procédé, permettant à trois étudiants congolais de bénéficier d’une bourse et de voir leur cursus universitaire particulièrement facilité et amélioré.

"J’ai toujours voulu créer. Plus petit, à l’école, un concept comme les mini-entreprises me séduisait déjà", explique Thomas Querton, de passage à Bruxelles. "Dans mon parcours, j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un comme Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix en 2006 (NdlR : et surnommé le banquier des pauvres). Son discours a changé ma vision de l’entreprenariat et je me suis réellement rendu compte que l’on pouvait à la fois créer une entreprise qui puisse s’autosuffire tout en ayant un business model qui a du sens pour l’homme et/ou la planète. C’est réellement cet état d’esprit que nous tentons de mettre en place au travers d’Atlas."

Le projet, basé à San Francisco, n’en est aujourd’hui qu’à ses balbutiements et affiche une considérable marche de progression dans un milieu du running marqué par un état d’esprit résolument positif et altruiste. Si la volonté du jeune entrepreneur est, à terme, de toucher plusieurs continents, l’objectif, dans un premier temps, est de se développer sur San Francisco, sa région, puis l’ensemble des États-Unis. La communauté des runners, sans cesse plus grande, apparaît ici comme un marché sans frontière et presque sans limite. Outre la page facebook existante - qui permet déjà de soutenir de nombreux projets -, l’application, actuellement en test et qui permettra une utilisation bien plus pratique, devrait être disponible (sur Ios dans un premier temps) d’ici à janvier 2017.

www.facebook.com/atlasapplication