Nous avons testé la Fenix 6 X Pro Solar, première montre de running connectée qui prolonge son autonomie grâce au soleil.

Les montres GPS connectées dédiées à la pratique de la course à pied peuvent aujourd’hui vous fournir une quantité de services et informations, bien au-delà d’ailleurs de ce que la majeure partie des coureurs ont besoin dans leur pratique au quotidien. Surtout quand on se tourne vers le haut de gamme.

À notre sens, la généralisation de la cartographie sur le haut de gamme, déjà bien implantée chez Garmin et qui vient de voir le jour sur la Suunto 7, est la dernière avancée significative. Cela offre un nouveau confort d’utilisation et des options bien plus abouties que le traditionnel suivi de traces qui était de mise jusqu’alors. Cela permet aussi, à tout moment, de s’offrir de nouveaux parcours selon ses envies et exigences avec la certitude de pouvoir revenir à son point de départ dans les délais que l’on s’est fixés.


La bataille de l’autonomie

Mais, en dehors de la musique, du paiement sans contact ou encore de l’analyse de données à n’en plus finir, le véritable défi pour les concepteurs est aujourd’hui à chercher du côté de l’autonomie. Car un capteur GPS et ses multiples accessoires, qui plus est quand il fonctionne à plein régime et qu’il est couplé à différents capteurs, cela consomme. Si certains coureurs se contentent sans souci d’une montre pouvant les accompagner durant quelques heures en activité, d’autres sont beaucoup plus exigeants.

Actuellement, les meilleures montres sportives connectées du marché (Suunto 9, Fenix 6, Polar Vantage V ou encore Coros Vertix X) taquinent ou dépassent les 30 heures d’utilisation à plein régime. Impressionnant mais pas de quoi accompagner, encore, les ultra-traileurs ou aventuriers sur des défis dépassant une journée sans passer par le mode économie d’énergie.

La solution pourrait, à terme, passer par le solaire ! Au début de l’automne, Garmin, en annonçant la sortie de sa gamme Fenix 6 (voir le test déjà réalisé ici), avait fièrement affiché l’arrivée de la Fenix 6 X Pro Solar positionnée tout en haut de la gamme puisque vendue (à partir de) 949,99 € (pour 699,99 € pour le modèle de base de la Fenix 6 si l’on veut la cartographie et la musique). Avec une recharge solaire donc ! Une technologie certes déjà développée par Casio, mais qui ne joue pas dans la catégorie des montres running, ou en tout cas pas dans la même division.


Un verre avec des cellules photovoltaïques

L’innovation, à la fois intéressante et prometteuse (60 heures d’utilisation + 6 heures en cas d’ensoleillement), n’est finalement apparue sur le marché que quelques mois plus tard. Et nous avons pu la tester au moment où le soleil a fait son retour en ce début de printemps.

Le principe ? La montre, proposée uniquement dans sa version avec l’écran le plus large (51 mm), est équipée d’un second verre doté de cellules photovoltaïques. Celles-ci n’altèrent en rien la visibilité de l’écran et ne sont d’ailleurs pas visibles à l’œil nu. Il y a aussi une petite bande d’un millimètre, quasi invisible, autour de l’écran, qui capte d’ailleurs la majeure partie des ressources solaires.


Le meilleur est à venir

Et cela fonctionne ! Mais pas encore à la hauteur du potentiel de la technologie, amenée à se développer et à se généraliser dans le futur. La marque américaine évoque actuellement une augmentation de l’autonomie entre 10 et 15 % selon le mode d’utilisation.

Une fois la montre au poignet, l’un de ses nombreux écrans (widgets) permet de voir comment la Fenix 6 X Pro Solar réagit aux rayons du soleil, au moyen d’un graphique détaillant la charge solaire au cours des 6 dernières heures. Dès qu’on sort et que le soleil brille, la courbe monte en flèche, à condition évidemment de ne pas recouvrir sa montre avec sa manche. À l’inverse, à l’intérieur, aucune réaction ou presque.

Il est cependant, et c’est sans doute volontaire, impossible de traduire les rayons du soleil en heures d’autonomie gagnées (que ce soit en activité ou en veille). L’écran ne renseigne pas cette information.

Attention, en aucun cas il ne faut espérer que la montre tourne à l’envers au niveau de la charge, même exposée au soleil en mode veille. Par contre, elle se videra moins vide.

Avec les données relevées et après environ 10 heures d’activités sportives variées tout au long d’une semaine relativement ensoleillée, nous avons pu constater après un rapide calcul une augmentation de l’autonomie aux alentours des 15 %. Sans toutefois être en permanence à la recherche du soleil, loin de là.

La promesse est donc tenue. Au final, ce prolongement de la durée d’activité sans recharge est intéressant mais, face à l’augmentation rapide des performances de l’autonomie des montres ces dernières années, il ne fait pas encore de cette option, chèrement vendue, un incontournable. Sauf, peut-être, pour les plus exigeants. Mais la prochaine révolution des montres GPS connectées sportives est bel et bien en cours…

© Garmin


On aime

  1. Une technologie innovante.
  2. Une promesse d’augmentation de l'autonomie tenue, permettant presque d’affronter 3 jours complets d’activités à plein régime sans devoir charger sa montre.
  3. Le top actuellement en matière de montre running connectée.

On n'aime pas

  1. Une option chèrement vendue.
  2. L’impossibilité de coupler la version "Solar" avec le verre anti-rayures "Sapphire".
  3. La difficulté à chiffrer le gain d’autonomie lié à l’ensoleillement en minutes ou en heures.
  4. L'imperfection, malgré l'amélioriation par rapport à la gamme précédente, du cardio au poignet. Surtout à haute intensité. Une ceinture cardio est indispensable pour exploiter correctement le potentiel de la montre.