Salomon a sorti fin 2019 la Supercross, cousine de la Speedcross visant un public a priori moins aguerri et plus large. Avec quelques bonnes surprises à la clé.

Salomon, qui équipe quelques-unes des plus grandes stars du trail mondial (Kilian Jornet et François D’Haene notamment), a une image élitiste auprès de la communauté trail running, conséquence de la qualité et de la réputation de ses produits. La Supercross, chaussure sortie dans la dernière ligne droite de 2019 et qui peut être considérée comme une cousine de la célèbre Speedcross qui en est à sa 5e génération, veut sortir de ce champ-là. La marque d’Annecy décrit d’ailleurs cette chaussure, sans doute trop modestement, comme étant destinée à un usage "occasionnel" et visant un public avant tout novice

Certes, le Supercross, dont nous avons testé la déclinaison Gore-Tex (GTX), est loin d’être une chaussure au grand dynamisme. Elle est loin également d’être un poids plume (375 grammes en 45) et ce n’est pas elle que vous choisirez le jour où vous voudrez performer en compétition. Mais, à 110 euros la paire (88 € sur le site de Salomon en cette période), elle a néanmoins bien des atouts pour elle.

La reine des boues

En dehors de son prix, on commencera par souligner son accroche sur les sols humides, meubles, voire bien boueux. Bref, ce qu’on trouve en Belgique plus de la moitié de l’année lorsqu’on sort de la ville. En jetant un œil sur les crampons, bien dessinés, on comprend pourquoi elle se prête si bien à ce terrain de jeu. Elle ne porte pas le nom de Supercross pour rien. Ces crampons, sur la durée, semblent d’ailleurs ne pas trop souffrir, ce qui est parfois mis en avant comme étant le point négatif de sa cousine Speedcross. Par contre, elle s’exprime moins bien et offre moins de confort sur terrain sec ou rocailleux, comme on peut en trouver en montagne en été, par exemple.

Une fois aux pieds, ce sont, comme la plupart des chaussures de running qui n’ont pas pour seule mission d’affoler le chrono, de vraies pantoufles. Elles nous accompagneraient volontiers toute la journée. Par contre, le drop (différence entre l’avant et l’arrière de la semelle) de 10 millimètres nous dérange quelque peu à l’usage et a tendance à accentuer cette attaque-talon contre laquelle on essaye de lutter. À noter que celui-ci est exactement le même sur la Speedcross.

Rassurantes

Reste que la Supercross rassure, tout ce qu’attendent les traileurs débutants, en manque de repères ou qui veulent une godasse qui leur permettra d’effectuer une sortie tranquillement, sans pression tout en tenant la distance en maintenant une bonne qualité de confort grâce notamment à un chaussant qui tolère des pieds plus larges, ce qui est loin d’être le cas de toute la gamme Salomon.

Dans sa version Gore-Tex (20 € de plus sur le prix standard), elle permet même de passer gaiement dans les flaques sans jamais prendre l’eau. Une belle surprise bien utile en cette période pour la moins humide.



On aime

  • Son comportement sur les sols humides, meubles et boueux.
  • Son prix, surtout celui soldé.
  • Un chaussant plus large, pour tous les pieds.
  • L’efficacité face à l’humidité de son modèle Gore-Tex.

On n’aime pas

  • Un drop trop marqué (10 mm) à notre goût.
  • Son comportement sur sol dur ou rocailleux.