La Grit X est la première montre de la marque finlandaise à se lancer à l’assaut du trail.

Quand on évoque la pratique du trail et les montres connectées, ce n’est pas Polar qui vient à l’esprit. Jusqu’ici, la marque finlandaise n’avait d’ailleurs jamais proposé un modèle dédié à une discipline pourtant partout en expansion. C’est désormais chose faite avec la Grit X, montre multisports positionnée en haut de sa gamme et qui exploite le meilleur de ce qui avait été proposé en 2018 sur la gamme Vantage. Le tout en apportant quelques innovations et adaptations propres à la pratique sur les sentiers.

On n’ira pas jusqu’à affirmer que la Grit X vient faire de l’ombre aux Fénix 6, Suunto 9 ou autre Coros Vertix. Par contre, la nouvelle Polar, sans révolutionner la pratique, apporte une réelle alternative à un tarif attractif (429 €) qui s’érige sans doute comme son meilleur atout.

© Polar

Un ADN préservé

Légèreté, sobriété et efficacité. Quelques mots qui peuvent définir le positionnement de Polar. Et ce n’est pas parce que la marque change de terrain de jeu qu’elle en perd son ADN. Sa Grit X reste orientée presque exclusivement vers la pratique sportive, sans s’encombrer, par exemple, d’options de musique ou de paiement sans contact. Et dans ce domaine elle joue son rôle à merveille.

Sa prise en main, intuitive, se fera sans aucune difficulté pour tous ceux qui ont déjà utilisé une montre Polar. Avec un écran tactile, certes pas toujours aussi réactif que souhaité, améliorant son ergonomie. Et, détail d’importance, au poignet un cardio optique fiable à basse et haute intensités, même si rien ne remplace une ceinture cardio.

La qualité de l’affichage, un peu sombre et sans réel relief, n’est cependant pas son point fort, tout comme on peut constater un suivi d’activité ayant tendance à surestimer vos mouvements dans le suivi au quotidien.

Par contre, la Grit X, tout en conservant un poids plume de 64 grammes, offre d’autres caractéristiques outdoor.


Des nouveautés typées trail

Si la Grit X affiche une étanchéité à 100 mètres (pour 30 pour la Vantage V), ce qui intéresse surtout les (ultra-) traileurs, c’est l’autonomie. Polar annonce 40 heures en activités et, surtout, a enfin développé des options d’économie d’énergie, notamment en offrant la possibilité de diminuer la fréquence de pointage de la trace GPS. Ce qui doit permettre, dans les cas les plus extrêmes, de tenir jusqu’à 100 heures. Un excellent point.

Dans les faits, cette promesse de 40 heures en utilisation complète semble surestimée d’un bon quart tandis que l’autonomie en veille de 7 jours nous laisse quelque peu sur notre faim. Mais la progression reste notable et l’autonomie est largement suffisante dans la grande majorité des utilisations.

Trail oblige, la Grit X embarque évidemment un altimètre barométrique, qui est d’une excellente précision. Ce qui a permis à Polar de développer une nouveauté appréciable : le "Hill Spliter". Dès que vous attaquez une montée (ou une descente), votre montre la détecte automatiquement (après 10 mètres de dénivelé) et vous indique le dénivelé, la distance et le temps écoulé depuis le début de la côte. Utile durant l’effort, cela permet aussi d’analyser son comportement dans les différentes côtes rencontrées après sa sortie sur l’indispensable application dédiée Polar Flow (à partir de laquelle de nombreux paramétrages peuvent être effectués).

Une autre innovation intéressante est le "Fuel Wise", soit un assistant de ravitaillement qui vous indique quand vous nourrir et vous hydrater durant un effort prolongé. Si pour l’hydratation il s’agit simplement d’un rappel à intervalles réguliers, les indications concernant l’alimentation se basent sur l’analyse de votre fréquence cardiaque. Cette réelle innovation permet également, après une séance, de vous indiquer la proportion de votre consommation en glucides, graisse ou protéines selon le type d’effort fourni.

© Polar

De la navigation… limitée

Autre nouveauté, l’arrivée du suivi d’itinéraires dans la gamme Polar. Pour cela, il faut néanmoins passer par la plate-forme Komoot, un outil de planification de parcours performants mais… payant en dehors de sa zone. Or, un traileur aime à s’aventurer dans des régions qu’il ne connaît pas et, après avoir investi dans une montre, se passerait bien d’un abonnement. Dommage. S’il ne s’agit pas de cartographie (avec chemins et routes dessinés à même la montre), l’outil se révèle cependant performant à l’usage et l’intégration depuis Komoot est très facile.

On aime

  • Hill Spliter et Fuel Wize, des options à la fois innovantes et intelligentes.
  • Le développement du suivi d’itinéraires.
  • La possibilité de gérer l’autonomie.
  • Son prix.

On n’aime pas

  • Une autonomie réelle qui nous laisse sur notre faim.
  • L’obligation de passer par Komoot, payant
  • en dehors de sa zone de résidence, pour programmer des itinéraires.
  • L’affichage des notifications du smartphone sur la montre est loin d’être des plus pratiques.