Salomon fut le premier à tirer, devançant notamment Decathlon. Depuis, d’autres acteurs du marché running ont dévoilé leur masque spécialement conçu pour la course à pied.

Vu le discours scientifique chez nous, qui ne prône pas l’usage du masque lors d’une activité physique intense, on pourrait penser cet accessoire de la garde-robe du coureur futile. D’après le test que nous avons pu faire du masque proposé par Salomon, on n'ira pas jusqu'à affirmer cela. Même si on espère ne devoir le porter qu'en de très rares circonstances et ne jamais être obligé de le faire en conditions de course. 

Sur le visage, l’objet, réussi sur le plan esthétique, apporte en fait un véritable confort par rapport aux masques habituels. Quand on respire à pleins poumons, il ne gêne presque pas la respiration par rapport à une situation normale, ne venant notamment pas coller au visage à chaque inspiration ou récolter après quelques minutes seulement toute l’humidité expulsée par notre organisme. Il y a donc moyen de courir avec, et de courir longtemps à un rythme pouvant même être soutenu. 

© Salomon

À très haute intensité, le constat est un peu différent. Sa présence impacte légèrement la facilité avec laquelle nous respirons alors que, même parfaitement ajusté, il nécessite d’être remis en bonne place de temps à autre au cours d’une sortie. Le confort qu’il offre est néanmoins incomparable avec ce que serait une même expérience réalisée avec un masque chirurgical. Avec des lunettes et malgrés les promesses, ne vous attendez néanmoins pas à ce qu'il soit une solution miracle contre la buée. 

Alors, utile ou simple coup commercial à 20 euros l’unité (lavable jusqu'à 60 degrés), se déclinant par ailleurs également en version hivernale couvrant le cou (40 €) ? Chacun se fera son avis en fonction de ses besoins et de sa situation. Lors d’un échauffement avant une course ou à l’occasion d’un footing sur des lieux où le risque de croiser du monde est important, s’en munir ne nous semble en tout cas pas insensé. Et il fera parfaitement l'affaire avant d'être rangé dès que les conditions deviennent plus favorables. 

Mais, plutôt que de s'imposer un masque en courant, il reste toujours, pour ceux qui en ont l’occasion et la chance, la possibilité d’aller courir, sans masque cette fois, là où l’on est sûr de ne pas rencontrer trop de monde. Pour profiter, à pleins poumons, du plaisir de courir.