Running

Marc Bral, incontournable homme de l'ombre des 20 Km de Bruxelles, a participé à la réalisation du premier tracé de la course, en 1980.


Marc Bral, s’il n’a jamais couru les 20 Km, en est un personnage incontournable. Celui qui est encore entraîneur au White Star a toujours collaboré avec l’organisation, comme juge-arbitre dans la voiture de tête par exemple ou aussi, en 1980, comme traceur du parcours de la première édition.

"On m’a contacté pour voir si je ne voulais pas donner un coup de main. Nous avons d’abord établi le tracé sur un plan, avant de le parcourir en voiture pour vérifier si le kilométrage correspondait. Évidemment, nous n’avions pas su passer partout avec notre véhicule puisque le parcours empruntait des sens uniques. C’était une autre façon de faire qu’aujourd’hui. Mais nous sommes arrivés à la distance souhaitée."

Le départ et l’arrivée de cette 1re édition ont eu lieu au Centenaire. "L’objectif initial était de relier le Centenaire au Cinquantenaire, dans le cadre des 50 ans de la Belgique. Mais ce ne fut pas possible. Le parcours traversait la ville et y restait pour l’essentiel, bien plus qu’aujourd’hui. On passait par le boulevard Émile Jacqmain, la place de Brouckère, la Grand-Place avant de filer vers le Cinquantenaire avant d’emprunter le boulevard Pacheco, le boulevard du Jardin botanique en direction de la basilique puis du Centenaire. Un parcours qui obligeait à couper la circulation et qui ennuyait la police. C’est pour ça qu’on est parti du Centenaire vers le Cinquantenaire."

Une première qui aurait pu être marquée par un sérieux couac. "Arrivé au boulevard Pacheco pour une dernière vérification d’avant-course, on s’est rendu compte qu’il y avait une tranchée ouverte sur le parcours. Heureusement, les ouvriers avaient laissé les pelles. On les a prises pour vite tout reboucher avant que les coureurs ne passent."

Et d'ajouter: "Je me souviens aussi que, à l’époque, au boulevard Emile Jacqmain, il y avait un viaduc provisoire. Pour les premiers, il n’y a pas eu de souci. Mais quand la masse du peloton est passée, les coureurs ont eu l’impression de s’enfoncer dans leurs genoux car le viaduc bougeait. Heureusement, il ne s’est pas effondré."

© Cameriere