C’est vrai que le froid, la pluie ou la nuit qui tombe tôt en hiver, tout cela ne donne pas vraiment envie de se dépenser physiquement. Ce serait pourtant bien nécessaire, ne serait-ce que pour brûler toutes les calories qu’on accumule pendant les fêtes.

Au sein de la rédaction du magazine Zatopek, nous nous sommes amusés à traduire la teneur calorique des aliments festifs en kilomètres de course à pied. Notre calcul est valable pour une personne de 65 kilos. En course à pied, on part du principe que l’on dépense environ une calorie par kilogramme et par kilomètre parcouru. Donc quelqu’un qui pèse 65 kg et qui court 10 km aura dépensé 65 x 10 = 650 calories. À partir de là, cela demande de faire un peu d’arithmétique. Prenons par exemple une boîte de Coca. Elle indique 145 calories. Il faudra donc courir 145/65 = 2,230 kilomètres. C’est précis !

Allons-y concernant les festivités de fin d’année.

  • Une coupe de champagne : 1,5 borne.
  • Une bouteille de champagne : 10 kilomètres.
  • Un toast au saumon : 1 kilomètre.
  • Une tranche de foie gras : 4 kilomètres.
  • Un morceau de dinde : 2,5 kilomètres.
  • Son accompagnement (purée de marrons, pommes de terre, légumes) : 1,5 kilomètre.
  • Une part de bûche de Noël : 4 kilomètres.

Total : presque 20 bornes !


Des effets collatéraux

Courir 20 kilomètres pour un repas de Noël, c’est un peu décourageant comme calcul. On pourrait en déduire que, finalement, le sport ne constitue pas une bonne solution pour perdre du poids. Seulement, il faut tenir compte des effets collatéraux du sport qui sont, eux aussi, très bénéfiques.

Le sport contribue à réveiller littéralement nos organismes endormis par la froide saison. Après l’effort, on doit effectivement reconstituer nos stocks énergétiques. On doit aussi réparer les tissus lésés. Tout cela implique la mise en branle de filières organiques. En d’autres termes, celui qui a fait du sport dans l’après-midi brûle plus de calories le soir quand il est assis dans son fauteuil devant la télé que celui qui est resté assis toute la journée dans son fauteuil devant la télé. Même la nuit, on continue de "tourner" à des niveaux supérieurs.


De São Paulo à Bruxelles

Seulement, entre Noël et Nouvel An, la plupart des compétitions sportives sont à l’arrêt. Heureusement, il reste les corridas. À l’attention des non-initiés, rappelons que le terme "corrida" désigne une épreuve de course à pied disputée généralement en fin d’année sur les boucles d’un parcours urbain, dans une ambiance festive.

L’expression n’est pas d’origine espagnole comme chacun le pense. Il n’y a pas non plus de lâcher de taureau dans les rues. En l’occurrence, l’étymologie est portugaise ou plus exactement brésilienne. En effet, la course originelle qui a inspiré toutes les autres s’organise depuis 1925 dans la ville de São Paulo au Brésil, le jour même de la Saint-Sylvestre. Aujourd’hui, il existe des corridas dans des centaines de villes en Europe et dans le monde. Notamment à Bruxelles !

La Manneken-Pis Corrida aura lieu le soir du 26 décembre au centre-ville de la capitale, comme cela se passe depuis plus de dix ans. La course est organisée par le magazine Zatopek en collaboration étroite avec la Région Bruxelles-Capitale et la Ville de Bruxelles.

Grande nouveauté 2021, le parcours sera inversé par rapport aux années antérieures. Enfin, une nouvelle bonne cause sera soutenue cette année (1 €/coureur) : l’ASBL Solidarité Grands Froids de Saint-Gilles. Il reste encore des places, alors n’hésitez plus. Départ à 19 h 30 !


La Manneken-Pis Corrida en bref

  • Quand ? Le 26 décembre, à 19 h 30.
  • Où ? Place d’Espagne, 1000 Bruxelles.
  • Inscriptions ? www.mannekenpiscorrida.com