Positif au Covid-19, Vincent Kriechmayr n’avait pas pu prendre part aux deux entraînements officiels de descente, mardi et mercredi, à Wengen. Or, le règlement de la FIS impose qu’un skieur franchisse au moins une fois le portillon de départ pour s’aligner sur une descente de Coupe du monde. Le champion du monde de la spécialité aurait donc dû renoncer à s’aligner… si la Fédération internationale, qui l'a inscrit sur ses listes, ne l’avait en outre autorisé à organiser un simulacre de départ, tôt ce vendredi matin, sur le Lauberhorn.

D’entraînement il ne fut en effet pas question : Vincent Kriechmayr a poussé une fois sur les bâtons avant de s’arrêter net. Un "effort" suffisant pour lui permettre de prendre le départ de l’épreuve ce vendredi à 12h30 ! Comme on l’imagine, ce passe-droit a provoqué un véritable tollé auprès de certains autres skieurs et de nombreux observateurs. Et qu'en sera-t-il si l'Autrichien (belge par sa maman) venait à... s'imposer ? La FIS, déjà fortement critiquée pour avoir autorisé 19 skieurs à s'élancer sur une piste en très mauvais état (le Français Victor Muffat-Jandet, victime d'une fracture de la cheville, y a abandonné ses rêves olympiques) lors du slalom de Zagreb avant... d'annuler la course, peut se préparer à une nouvelle avalanche de reproches !