La saison précédente avait été stoppée net en mars par la crise sanitaire, la nouvelle démarre sous le signe de l’incertitude : la Coupe du monde reprend (à huis clos) samedi et dimanche avec les traditionnelles épreuves d’ouverture à Sölden, en Autriche. La pandémie a forcé la FIS à une importante refonte du calendrier : pas de tournée nord-américaine pour la deuxième fois de son histoire, pas de combiné pour la première fois depuis 1977/1978, et deux jours consécutifs régulièrement consacrés à une même discipline. La FIS a annoncé vouloir séparer autant que possible les femmes des hommes et les spécialistes des différentes disciplines pour limiter les interactions entre les acteurs de la saison. Quelques habitudes subsistent toutefois : les stations phares Wengen (Suisse) et Kitzbühel (Autriche) ont conservé le droit de mixer vitesse et technique, et la Coupe du monde débutera comme depuis 2000 avec deux slaloms géants (femmes puis hommes) sur le glacier du Rettenbach à 3 000 m d’altitude.

L’an dernier, la crise sanitaire avait précipité les sacres surprises du Norvégien Aleksander Aamodt Kilde et de l’Italienne Federica Brignone. Cette année, Alexis Pinturault, qui reste sur deux deuxièmes places, fait toujours partie des favoris avec Kilde et Henrik Kristoffersen. Chez les femmes l’Américaine Mikaela Shiffrin (qui manquera l’épreuve d’ouverture en raison d’une blessure au dos) sera l’immense favorite en compagnie de Petra Vlhova.