Le Norvégien a remporté le slalom géant quatre jours après son titre en descente


ARE Aksel Lund Svindal a fait honneur à son statut de favori. Tout le monde l'attendait sur la première marche du podium du slalom géant et il n'a pas déçu. Régulier depuis les toutes premières épreuves de la saison de Coupe du Monde, le premier Norvégien à avoir remporté une descente de Championnat du Monde est encore au sommet de sa forme aujourd'hui. Avec deux médailles d'or autour du cou, il est d'ores et déjà l'homme des Mondiaux... avant, peut-être, de décrocher le très convoité Globe de cristal en fin de saison. "Remporter le classement général de la Coupe du Monde est la plus grande chose pour un skieur", explique le métronome norvégien. "On dirait bien que je suis le meilleur skieur cette semaine mais si vous gagnez le général, alors vous êtes le meilleur skieur de l'année."

Pourtant rien n'était acquis à l'issue d'une première manche que Svindal termina à la quatrième position. "J'ai senti que je pouvais aller bien plus vite." Et son impression se traduit sur les pentes suédoises par une seconde manche du tonnerre. Ce monstre physique enfila la première portion technique avec une grande fluidité avant d'enchaîner avec la partie la plus rapide dans un style de champion du monde de descente, ce qu'il est depuis dimanche dernier. "La première médaille avait une grande importance mais la deuxième est tout aussi importante parce que le géant est ma discipline de prédilection et j'avais envie d'y briller", ajoute celui qui avait fait du géant son objectif majeur lors de ces Mondiaux.

Derrière, les Suisses confirment leur forme en squattant les deux autres places du podium : Daniel Albrecht, déjà vainqueur du super-combiné, prenant la médaille d'argent devant son compatriote Didier Cuche. "Il n'y a pas de honte à terminer derrière Aksel. Il était le plus fort et l'a montré en seconde manche", avoue Albrecht qui trônait en tête à l'issue du slalom matinal.

Bode Miller (15e) a, comme prévu, déçu en skiant au-dessus de ses moyens. Les disciplines techniques ne lui conviennent décidément plus pour l'instant. Quant aux Autrichiens, ils n'ont pas réussi à accrocher le podium, Benjamin Raich sortant même de la piste dès la 1re manche en tentant le tout pour le tout : "J'ai pris des risques et je l'ai payé. C'était la seule manière pour espérer faire un bon résultat."



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