Belichick, qui a remporté six fois le Super Bowl avec les Pats, a dit se sentir "flatté" d'être ainsi considéré pour la plus haute distinction civile aux Etats-Unis, mais "après les événements tragiques de la semaine dernière, j'ai décidé de ne pas donner suite" à cette cérémonie. Ces derniers jours, plusieurs personnalités, par voie de presse ou sur les réseaux sociaux, ont exhorté le technicien de 68 ans à faire ce choix, alors que Donald Trump, accusé par ses adversaires d'avoir "incité à la violence" qui a frappé le Capitole, pourrait faire face à une seconde procédure de destitution.

Belichick a été un partisan de Trump, le désignant comme un "compétiteur ultime et un combattant" dans une lettre que l'intéressé avait lue lors d'un rassemblement dans le cadre de la campagne présidentielle de 2016.

Dans sa déclaration de lundi, Belichick a affirmé qu'il est "avant tout un citoyen américain avec un grand respect pour les valeurs, la liberté et la démocratie de notre nation".

"L'une des choses les plus gratifiantes dans ma carrière s'est déroulée en 2020 avec l'émergence de conversations au sein de notre équipe sur la justice sociale, l'égalité et les droits de l'homme, qui sont devenues des actions", a-t-il ajouté.

Si en NFL, la ligue de football américain, une majorité des propriétaires de franchises sont notoirement pro-Trump, 75% des joueurs sont noirs et ne partagent pas ses idées. Après l'affaire George Floyd, cet Afro-Américain mort après avoir été asphyxié lors de son interpellation en mai 2020, les stars de ce sport ont forcé la ligue à les soutenir plus activement dans la lutte pour la justice raciale.

"Poursuivre ces efforts tout en restant fidèle aux personnes, à l'équipe et au pays que j'aime l'emporte sur les avantages de toute récompense individuelle", a conclu Belichick.