Le World Open ne reviendra pas de sitôt en Belgique

ANVERS En 1990, Luc Mattens et Robert Decant, deux employés d'Esso, décidaient de créer un tournoi intersociétés national de série C.

Douze ans plus tard, soixante des soixante-cinq meilleurs spécialistes de la balle au point jaune allaient se donner rendez-vous, à leur invitation, dans l'ancienne bourse de commerce de la Métropole. PSA, l'association des joueurs professionnels, ne s'est en tout cas pas trompé en 2000 lorsqu'elle confia l'organisation du World Open à l'équipe dirigée par ce duo de choc. Le comité de quatorze personnes mis en place voici des années est toujours resté soudé, et a eu le temps de se perfectionner au fil des éditions du Flanders Esso Open.

L'un des derniers arrivés en son sein est d'ailleurs Philippe de Beuckelaere, le responsable de la communication. `Nous avons pu compter sur des soutiens exceptionnels, tant de la région que de la province ou de la ville. Et puis, si l'entreprise à l'origine de la création du tournoi n'est plus le sponsor principal, il n'empêche que la plupart des 120 bénévoles qui auront oeuvré d'arrache-pied durant ces onze jours ont été recrutés en son sein. Il faut savoir que même les membres du comité ont travaillé bénévolement. Certains d'entre eux gravitent dans le monde du squash mais d'autres ont donné des coups de main après leur boulot. Quand on sait que la première réunion préparatoire s'est tenue en février dernier, on peut comprendre que quelques-uns veulent prendre un peu de recul.´

Conscients que le squash n'est pas le tennis, les organisateurs n'espèrent pas récolter de plantureux bénéfices: `Le budget du tournoi s'élevait à 500.000€, continue Philippe de Beuckelaere. Heureusement, les sponsors et la télé ont répondu présents. La capacité maximale de la tribune était de 700 places: ce n'est donc pas la vente de celles-ci qui permet de rentrer dans les frais. Le plaisir d'avoir mis sur pied une compétition aussi prestigieuse reste le plus important. Nous avons reçu les félicitations des joueurs et de PSA qui, d'ailleurs, a demandé à Decant et à Mattens de revenir sur leur décision de ne plus organiser ce tournoi. Pour eux, le but est atteint: ils ont pu offrir au public belge le meilleur du squash, alors que des pays autrement plus riches étaient sur les rangs: l'Egypte avec pour cadre les pyramides, le Qatar ou la Malaisie.´

La propagande n'aurait pas été parfaite si les joueurs n'avaient pas été à la hauteur. Or, rien que la finale entre White et Palmer valait son pesant de cacahuètes. Et en plus, c'est l'Anversois d'adoption qui l'emporte! Que rêver de mieux ?

© Les Sports 2002