Bart Swings espère swinguer à partir de ce samedi sur la glace de l’Adler Arena de Sotchi alors qu’il goûtera pour la première fois de sa carrière à l’ivresse des Jeux Olympiques d’Hiver. Le patineur louvaniste, qui fêtera ses 23 ans le 12 février, compte surtout être au sommet en... 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud, mais il aimerait déjà briller en Russie sur le 5.000 et le 1.500 m, ses deux meilleures distances.

"C’est une douce sensation de me retrouver ici", raconta-t-il à nos confrères de Sporza, à la veille de son entrée en lice sur le 5.000 m. "L’an dernier, je me suis toujours classé parmi les dix meilleurs sur le 5.000. L’objectif est dès lors de figurer au minimum dans le Top 10 . Les écarts ne sont pas très grands et j’espère que la magie des Jeux générera cette motivation supplémentaire qui me permettra de créer la surprise."

Bart Swings avait fini sixième sur le 5.000 m l’an dernier dans cette même Adler Arena lors des Championnats du Monde par distance, derrière notamment les Néerlandais Kramer et Bergsma et le Russe Skobrev. C’est dire s’il a un certain potentiel. Le Brabançon, qui vise surtout une performance sur le 1.500 m, considère d’ailleurs avoir progressé ces derniers mois. Outsider, il jouera en tout cas crânement sa chance.

"On ne part jamais battu d’avance", poursuivit-il. "Beaucoup de choses peuvent se passer aux Jeux. Je me sens mieux que lors des Championnats d’Europe en Norvège, le mois passé. Ma technique est meilleure. Les favoris sont les Néerlandais Kramer et Bergsma. Et le Coréen Lee et le Néerlandais Blokhuijsen étaient les plus forts cette saison. Derrière, tout est ouvert. Je recherche la course ultime. Je veux exploser et je verrai bien où je finirai..."

Bart Swings concourra dans la 11e et avant-dernière course de l’épreuve (qui débute à 12h30), face au Néerlandais Blokhuijsen. Il patinera tout juste derrière le Néerlandais Kramer, le champion olympique en titre et grand favori. C’est dire si dans le monde du patinage de vitesse, le Louvaniste est devenu un personnage qui compte. La Belgique l’espère aussi...