1. Vincent Luis, champion du monde ; 2. Alistair Brownlee, champion olympique ; 3. Jelle Geens !

Tel est le verdict de la manche de Coupe du Monde, ce samedi, à Valence, théâtre de la dernière épreuve de la saison. Jelle Geens a donc terminé l’année en beauté, derrière ce formidable duo, en tête dès la sortie de l’eau avec le Sud-Africain Schoeman et le Français Le Corre. Le premier a lâché prise assez rapidement à vélo tandis que le second s'est accroché à pied, mais a vu notre compatriote revenir en trombe.

Après sa quatrième place au Mondial, le 6 septembre, à Hambourg, et sa troisième (déjà), le 13, à Karlovy Vary (Tchéquie), Jelle Geens a confirmé son excellente forme actuelle. Comme attendu, le Belge ne figurait pas dans le quatuor de tête à la sortie des 750 m de natation, bouclés en 9’13 par Vincent Luis, devant Brownlee, Schoeman et Le Corre. Sorti avec une vingtaine de secondes de retard, Jelle n’était pas non plus dans le deuxième groupe, mais dans le peloton, où il a mené la poursuite avec les Norvégiens Blummenfelt et Iden. Et bien lui a pris puisqu’il est, d’abord, revenu sur les premiers poursuivants du… trio Luis-Brownlee-Le Corre.

Posant son vélo avec une vingtaine de secondes de retard (l’écart de la natation…) après les 20 km à vélo, Jelle savait qu’il pouvait compter sur sa course à pied pour revenir, non pas sur Vincent Luis et Alistair Brownlee, déjà trop loin, mais sur Pierre Le Corre. À mi-parcours des 5 km à pied, il rattrapa le Français avant de miser sur sa pointe de vitesse pour s’offrir, au sprint, un formidable podium alors que Luis réglait Brownlee pour signer sa quatrième victoire de la saison en autant d’épreuves, la crise sanitaire étant passée par là.

"Quand j’ai vu l’écart qui me séparait du trio de tête à la sortie de la deuxième transition, j’ai su qu’il était possible de revenir et de disputer le podium. En tout cas, la troisième place… J’avais de bonnes jambes et j’étais très motivé à l’idée d’un retour. J’ai vu que Pierre Le Corre ne pouvait pas suivre Vincent Luis et Alistair Brownlee. Au fond, je le savais ! On connaît, tous, les forces et les faiblesses des uns et des autres. Quand j’ai rattrapé Pierre, Vincent et Alistair avaient filé. Je me suis, alors, concentré sur le sprint. Je suis très heureux avec cette troisième place car elle clôture une bonne saison où, finalement, je n’ai connu qu’un mauvais moment, mi-octobre, en Sardaigne. Là, je n’étais pas dedans… Mais ce podium efface ma frustration par rapport à cette épreuve. Rendez-vous l’an prochain ! Et, si possible, sans cette crise sanitaire..."