Un lieu : Hambourg. Une date : 5 septembre. Voilà à quoi se résumera le calendrier international de triathlon sur la distance olympique après l’annulation des manches de World Series aux Bermudes et au Canada. Mais, ce mardi, la Fédération internationale a été beaucoup plus loin en décidant d’attribuer le titre mondial lors de la manche allemande, transformée en Mondial, tant en individuel qu’en relais ! Un choix déjà contesté…

Depuis 2009, le titre de champion du monde sur courte distance (sprint et olympique) était décerné à l'issue de la saison des World Triathlon Series (WTS), une dizaine d’épreuves aux quatre coins du monde avec une finale programmée à la fin de l’été. Avec la crise sanitaire due au Covid-19, la saison 2020 n’a pu débuter comme prévu, début mars, à Abou Dhabi, et a ensuite été réduite, au gré des annulations, à... une seule étape, ce 5 septembre, à Hambourg, sur un format sprint (750 m de natation, 20 km à vélo, 5 km à pied).

Sacrés l’an dernier, à Lausanne, le Français Vincent Luis et l’Américaine Katie Zaferes défendront leur titre (de la régularité) à Hambourg. Mais ils sont nombreux, pour diverses raisons, à n’être pas (encore) inscrits, sans compter ceux qui ne pourront effectuer le déplacement, compte tenu des restrictions en matière de voyage, notamment au départ de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de l'Amérique du Sud ou de l’Afrique du Sud.

"Quand je vois la liste des engagés, on ne peut vraiment pas appeler ça un Mondial, mais un Euro !", s’est plaint le Sud-Africain Henri Schoeman, médaillé de bronze à Rio 2016.

Dans le clan belge, quatre triathlètes figurent sur la liste des engagés : Jelle Geens et Erwin Vanderplancke, côté masculin ; Claire Michel et Valerie Barthelemy, côté féminin. En revanche, pas de Marten Van Riel !

Au lendemain de l’épreuve individuelle, le titre mondial en relais mixte sera également mis en jeu, le dimanche 6. Mais ça, on le savait depuis quelque temps déjà…