Entre Donald Trump, le président américain, et la NBA (plus principalement les joueurs et les coachs), ça n’a jamais été l’amour fou. Bien au contraire. On se souvient qu’en 2017, Steph Curry et les Golden State Warriors, alors champion NBA, refusaient par exemple de se rendre à la Maison Blanche pour y être mis à l’honneur par le président américain comme c’est la coutume depuis plusieurs années.

On ne reviendra pas sur tous les épisodes de cette saga mais il y a quelques jours, Donald Trump a remis de l’huile sur le feu. En cause : le choix de la plupart des joueurs et coachs (sauf trois : Jonathan Isaac, Meyers Leonard et Gregg Popovich) de s’agenouiller lors de l’hymne national américain en signe de protestation contre les violences et le racisme ambiant au pays de l’Oncle Sam. "Je pense que c’est une honte. Nous travaillons avec eux, nous avons travaillé très dur pour qu’ils puissent reprendre. J’ai tout fait pour, et puis, je vois tout le monde s’agenouiller pendant l’hymne. Ce n’est pas acceptable pour moi. Quand je les vois faire ça, j’éteins la télévision. Ça ne m’intéresse plus" , a-t-il déclaré sur la chaîne américaine Fox News.

Une "guerre" avec l’actuel président américain qui a réellement débuté en 2016 lorsque le quarterback de la NFL (football américain) Colin Kaepernick, décidait, en premier, de s’agenouiller durant l’hymne pour protester contre les violences policières envers les noirs. Un geste que LeBron James a toujours soutenu et qu’il vient encore de confirmer en réaction aux propos tenus par Donald Trump avec une sacré punchline. "Je ne pense pas que la communauté du basket soit triste qu’il ne regarde plus les matchs. Je ne vais pas entrer dans une polémique mais notre jeu est dans une bonne position. On a des fans dans le monde entier. Ce qu’il se passe actuellement (NdlR : faisant référence au mouvement Black Lives Matter) est un moment important pour les États-Unis. On va continuer d’en parler et de toute manière, les matchs vont se jouer même s’il décide d’éteindre sa télévision."

Un message clair, net et précis du King qui n’hésite donc pas à remettre le président des États-Unis à sa place !