Nanok Expedition c’est un exploit sportif prenant vie au Groenland. Un triathlon atypique et unique en son genre combinant successivement une traversée de

  • 600 km à ski le long du Cercle Polaire Arctique

  • 1000 km en kayak de mer

  • 1 km vertical d’escalade pour l’ouverture d’une voie ‘big wall’ en terrain d’aventure.

Nanok Expedition c’est l’histoire d’une rencontre. Celle de Gilles Denis et Nathan Goffart, qui ont décidé de se lancer ce projet fou : partir à deux et sans assistance pour 5 mois d’autonomie totale à travers les étendues glaciales et désertiques de l’inlandsis, le long de la côte sauvage et déchiquetée du sud-est du Pays des ours polaires (« nanok » ou «nanoq» en langage Inuit) et parmi les océans de granite du Sud Groenland.

Nanok Expedition c’est aussi une ode à la vie, à l’aventure, à la nature. Et la preuve que sur notre planète saturée d’êtres et d’infrastructures humaines, il existe encore des lieux vierges et sauvages qui peuvent être explorés, mais surtout, doivent être protégés !

Nanok Expedition c’est enfin le début d’un rêve. L’ambition commune de se frayer un chemin dans le monde cloisonné et bien gardé de « l’aventure professionnelle ». Parce que, qu’y a-t-il de plus beau que de vivre de (et pour) sa passion ? Et de partager les expériences vécues et les enseignements tirés…

C’est dans ce cadre que nous avons suivi ces deux jeunes Belges dans leur projet et que nous avons chercher à comprendre ce qui les a amenés là.

« Tout petit déjà, à l’âge de 5 ans, je me suis dit que moi aussi j’irai en Antarctique. » explique Gilles.

L’un est physicien de formation, l’autre est accro au sport et au challenge. Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est deux là se sont bien trouvés. Rêver, se dépasser, repousser ses limites, vivre des expériences uniques, … autant de choses chères pour Gilles et Nathan et autant de points communs qui en font une équipe soudée.

« Et puis, comme par hasard avec l’escalade, le sport qui m’a beaucoup aidé dans des périodes un peu plus difficiles, j’ai rencontré Gilles. Et c’est là que tout a débuté. J’ai entendu ce gars, un peu fou comme moi, qui rêvait d’expéditions. De vraies expéditions ! » raconte Nathan.

Au-delà du défi sportif, les deux aventuriers collaborent avec des scientifiques pour la recherche climatique. L’observatoire Royal de Belgique, l’ULB ou encore l’université de Liège sont autant d’entités qui leur font confiance et pour qui Nanok va travailler et récolter des données tout au long de leur périple au Pays de ours polaires.

« Et toujours avec cette vision de la science du terrain, de ces scientifiques qui bravaient les tempêtes au service de la science en Antarctique, j’ai commencé des études de physique. Et de là, j’ai enchainé sur une spécialisation en physique de la Terre et du climat. Et je me suis dit : « C’est ça ! C’est cette expédition-là ! ». Combiner ces trois disciplines sportives-là. La grimpe de Big Wall, le kayak de mer et les expéditions polaires. L’expédition rêvée ! Et alors en plus, si je pouvais combiner cette expédition avec un aspect scientifique, pouvoir reconnecter avec mes études. Là c’était le jackpot ! » développe Gilles.

Ce triathlon atypique combine 3 disciplines tout aussi atypiques.

La partie Ski & Pulka, l’expédition polaire : Le ski avec pulka est une discipline qui consiste à tirer un traîneau, chargé de tout le matériel nécessaire à la survie en milieu polaire, sur des surfaces enneigées ou glacées à l'aide de skis nordiques. Pour leur expédition, ils comptent tirer leurs pulkas sur plus de 600 km afin de traverser l'inlandsis du Groenland dans toute sa largeur (l'inlandsis du Groenland est une calotte polaire qui recouvre 80 % de l'île, soit 1 710 000 km2. C'est la deuxième plus grande masse de glace sur Terre, après l'inlandsis de l'Antarctique).

Ils comptent démarrer de Kangerlussuaq sur la côte ouest pour finir à Tasiilaq sur la côte est. Sur l'inlandsis les vents peuvent souffler à 200 km/h et les températures descendre sous la barre des -40°C ! Pour cette traversée ils se donnent un mois, en autonomie totale, avec un départ prévu pour avril 2021.

La partie Kayak de mer : Ils vont longer la côte est du Groenland en partant de Tasiilaq pour arriver jusqu'au Cape Farewell, à l’extrême sud de l'île. Ce seront donc 1000 km en kayak le tout pendant 2 mois et en autonomie totale de nouveau car personne ne vit sur cette section de côte sauvage. Pour cette partie-là de l'expédition il reste encore un certain nombre de points d’interrogation... L’idée est d’arriver à cheval entre la saison d’hiver où la banquise est solide et ne forme qu’un seul bloc, et la fin de l’été où la banquise est fondue en majeure partie. Ils visent cette période précise (juin et juillet) car cette partie de côte, très sauvage et complètement inhabitée, est soumise aux forces titanesques de l’Océan Atlantique. Ils veulent donc avoir suffisamment de banquise pour que celle-ci les protège des éléments, mais assez d’eau libre pour pouvoir s’y faufiler en kayak...

Dû à la particularité du terrain à traverser, il est difficile d'estimer le temps que cela va prendre, or cela a une importance capitale sur la quantité de vivres qu’ils auront à transporter (qui reste fortement limitée dans un kayak de mer). Leur survie dépendra en bonne partie de leurs qualités de chasseurs/pêcheurs car ils comptent sur les ressources locales pour se nourrir !

Aussi, il faudra être vigilants tout au long du périple, car les ours polaires sont nombreux et bien établis dans cette région du Groenland.

La partie Big Wall : Au terme de déjà 3-4 mois d'efforts, ils termineront leur expédition par l'ouverture d'un "big wall" dans la région des fjords du Cap Farewell. En effet cette région est parsemée de nombreuses grandes parois de 1000 m et plus, et bon nombre d'entre elles n'ont encore jamais été gravies. Ils ambitionnent donc d'ouvrir leur propre voie en style "big wall" et de terminer leur expédition en hauteur et en beauté !

Un mois sera nécessaire à l'exploration de la zone en kayak, au repérage de leur projet et à son ouverture. Evidemment, ils s’efforceront de libérer leur voie, car c'est le but du jeu. Leurs principales difficultés seront ici : d'arriver à trouver un projet à leur niveau, de grimper avec des mains qui auront vu le gel et l'eau salée pendant 3 mois et la fatigue accumulée, et d'arriver à libérer leur projet avant que la nuit polaire et le froid ne les en empêchent...

Enfin, pour couronner le tout. Ils comptent réaliser un film de leur expédition grâce à une équipe présente à certain point clé de l’expédition. Le film aura vocation à être projeté dans diverses salles, notamment lors de festivals d'aventure comme Montagne en Scène, Maurice l'Aventure ou encore le BANFF.

« Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine. Elle est mortelle. »

Paulo Coelho

La DH ne manquera pas de suivre ce projet fou.

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