Tenacity : 144 km à pied, 33 km à la nage, 290 km à vélo ! Tel est l’incroyable défi qu’est occupé de relever Arnaud de Meester… L’ultra-triathlète bruxellois s’était élancé, vendredi matin, de Villers-la-Ville où il avait quitté les magnifiques ruines de la célèbre Abbaye brabançonne pour rallier, à pied sur 144 km, le lac de Robertville, en province liégeoise, théâtre du deuxième volet de son tryptique.

Sous un ciel nuageux et des rayons de soleil alternant avec quelques gouttes de pluie, Arnaud affichait un excellent moral pendant toute la journée, s'arrêtant environ tous les 30 km pour être massé et ainsi entretenir la mécanique. Il espérait, alors, arriver à Robertville vers 6h du matin, samedi, mais la fin de parcours en province de Liège fut particulièrement épique.

La tombée de la nuit, les orages et un parcours vallonné l’ont effectivement contraint à courir quelques heures de plus que prévu, mais il y est arrivé. Au bout de 23h45 ! Le temps de se reposer un peu, Arnaud de Meester plongeait, à 13h15, dans le lac de Robertville pour 33 km de natation, qu’il a bouclés à 23h30, après donc 10h15 d’efforts, bien soutenu moralement par toute son équipe.

Et la nuit (?) fut courte pour l’ultra-triathlète, contraint à l’abandon l’an dernier sur l’Enduroman, alors qu’il était à quelques kilomètres de la côte française, mais malheureusement repoussé vers le large par la marée. Un rêve inachevé sur cette terrible, mais mythique épreuve, dont le record a été amélioré d’une heure (49h24 !), début août, par le Français Lionel Jourdan.

Aucun doute qu’Arnaud y aura pensé en sortant de l’eau… Mais pas le temps de s’appesantir ! À 4h15 du matin, le Bruxellois enfourchait son vélo pour une dernière ligne droite de 290 km afin de relever ce défi, appelé Tenacity, un ultra-triathlon "made in Belgium by a Belgian" (sic).

À suivre...