Budapest et Vienne

BRUXELLES Ce n'est un secret pour personne : le judo belge est malade. Privé des services d'Ilse Heylen, notre médaillée de bronze en 2004, aux Jeux d'Athènes et de Catherine Jacques, également médaillée de bronze en 2005, au Mondial du Caire, mais victime d'une bronchite, le week-end dernier, à Paris, il n'est plus que l'ombre de lui-même. Appelée à son chevet, Gella Vandecaveye réclame un peu de patience. Comme Cédric Taymans, côté francophone, qui ne cesse d'affirmer qu'il y a du talent en Belgique mais qu'il faut lui laisser le temps d'éclore.

Nul doute que Taymans pense à Christophe Van Dijck (-81 kg) ainsi qu'à Julie Baeyens (-57 kg) au moment de prôner la patience. Ceci dit, l'attente est énorme...

Christophe et Julie n'ont pas démérité, le week-end dernier, à Paris, même si leurs prestations furent de courte durée. Le premier s'est incliné au deuxième tour face au Brésilien Camilo, vice-champion olympique, avant de gagner, puis de perdre un combat. "Une excellente expérience ! Mais elle me laisse un goût de trop peu. C'est pourquoi j'aborde vraiment Budapest avec l'envie de réussir un beau parcours."

Champion de Belgique en 2004 et en 2005, le Brabançon, coaché par Cédric Taymans, sait combien la route est longue. "J'espère décrocher cette médaille qui me permettrait de m'aligner aux Championnats d'Europe. Mais je doute, contrairement à ce que certains croient, que Budapest soit plus facile que Paris dans la mesure où les Brésiliens, les Cubains et les Canadiens ne sont pas en Europe pour faire du tourisme."

Côté féminin, Baeyens fut logée à la même enseigne que Van Dijck à Paris, remportant son premier combat avant de subir la loi de l'Alleman- de Boenisch, championne olympique. "Tout d'abord, je dois avouer que monter sur les tatamis parisiens fut très impressionnant ! Dans ce contexte, je suis déjà contente d'avoir remporté mon premier combat face à l'Italienne."

Mais déçue de n'avoir pu poursuivre après sa défaite face à l'Alleman- de. "Oui ! Je ne m'y attendais pas... J'espère que je pourrai concrétiser ce week-end, à Vienne." Où Julie bénéficiera des conseils de Nicole Flagothier. "Elle s'occupe de moi depuis la mi-novembre. Nicole n'a vraiment pas son pareil dans la gestion d'une compétition. A 20 ans, j'ai besoin de son expérience pour franchir encore quelques paliers."



© La Dernière Heure 2007