Les membres de la commission, qui comprend notamment Dirk Van Tichelt, Evi Van Acker, Yuhan Tan, Ilse Heylen et Hans Van Alphen, se disent "profondément choqués et préoccupés par la gravité de cette situation".

"Au cours des derniers jours, la commission des athlètes a pris connaissance des nombreux témoignages d'anciens gymnastes de haut niveau au sujet des abus dans l'encadrement", peut-on lire dans le communiqué. "Nous sommes profondément choqués et préoccupés par la gravité de cette situation. Nous compatissons avec tous ceux qui ont vécu des expériences aussi négatives."

"En tant qu'olympiens, nous savons mieux que quiconque que la route vers des performances optimales est longue et ardue. La limite de ce qui est acceptable est difficile à définir. C'est cependant vraiment très problématique lorsque de nombreux gymnastes sont confrontés à des problèmes psychologiques pendant et après leur carrière sportive", poursuivent les membres de la commission.

"De manière générale, nous tenons à souligner que les abus, brimades, dénigrements et autres mauvais traitements infligés aux athlètes ne sont en aucun cas justifiables. Ces pratiques n'ont pas leur place dans le sport et ne doivent jamais être utilisées comme excuse pour réaliser des performances de haut niveau ! Au fil du temps cependant, une culture peut se développer dans laquelle certains comportements inacceptables peuvent être considérés comme normaux et même nécessaires. Au vu des révélations internationales, cela semble être le cas de manière récurrente dans le monde de la gymnastique."

La commission des athlètes poursuit en soulignant qu'elle "veut prendre une position claire sur le fait que la maltraitance physique ou psychologique des athlètes n'a absolument pas sa place dans le monde du sport (de haut niveau). De telles pratiques devraient faire l'objet d'une enquête et être condamnées. Le bien-être de l'athlète doit être primordial et constitue une condition fondamentale pour un climat sain de sport de haut niveau."

"Offrir des performances de haut niveau et le respect de l'intégrité peuvent aller de pair, de nombreux athlètes de haut niveau peuvent en témoigner. Les athlètes qui ont eu le courage de témoigner l'ont fait dans l'espoir d'un changement durable. Nous appelons les différentes autorités compétentes à le reconnaître et à travailler pour que cela ne se produise plus."

"Nous voulons également faire savoir que chaque athlète de haut niveau peut relater son vécu à la commission des athlètes s'il estime qu'il ne peut pas en parler au sein de sa propre fédération sportive", conclut la commission.