L’Américain, battu samedi, a donné une incroyable explication pour sa défaite.


Deontay Wilder, le champion WBC des lourds détrôné samedi par Tyson Fury, n’a pas attendu longtemps avant d’activer la clause contractuelle lui permettant de solliciter un troisième combat face au Britannique. Après leur match nul de décembre 2018, à Los Angeles, et la nette victoire du « Gypsy King » (K.-O. technique au 7e round), à Las Vegas, il y aura donc un troisième épisode à cet affrontement qui tient le monde de la boxe en haleine depuis près de deux ans. Une revanche « immédiate » qui pourrait avoir lieu en été ou en automne et qui contraint les fans de noble art à patienter encore avant d’assister à une réunification des titres mondiaux chez les poids lourds.

« Je suis un guerrier et un vrai champion », a insisté Deontay Wilder dans sa première interview accordée depuis le combat de ce 22 février. « Je vais continuer à me battre et nous allons absolument demander ce troisième combat. »

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L’Américain de 34 ans est également revenu sur les circonstances de sa défaite, pour laquelle il a avancé des explications assez incroyables.

« Plusieurs choses n’ont pas fonctionné dans l’approche du combat, notamment dans les dernières minutes, mais j’en accepte la pleine responsabilité », dit-il. « Je me suis retrouvé sans jambes après avoir porté ce costume de près de 20kg pour monter sur le ring. C’était beaucoup trop lourd et j’en ai payé le prix ! Je l’ai mis 10 ou 15 minutes avant de rentrer dans la salle. Et quand je l’ai retiré, j’ai senti que les règles du jeu avaient changé. »

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Et Wilder de poursuivre : « Au troisième round, je n’avais déjà plus rien dans les jambes. J’ai été contraint d’entrer en mode survie très rapidement. »

Le champion déchu conteste aussi certains coups reçus notamment lors des knock-downs qui lui ont été infligés et remet en cause l’arbitrage de Kenny Bayless. « Je pensais qu’il était là pour nous protéger mais visiblement les règles ne valaient pas pour les deux boxeurs. J’ai des blessures à l’arrière de la tête et dans le cou. J’ai reçu des coups de coude. Quand Fury a reçu un point de pénalité (NdlR : dans le 5e round), il était déjà trop tard. »

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S’il reconnaît la supériorité de Tyson Fury durant cet affrontement dont l’issue fut indiscutable, Deontay Wilder, qui a dû se faire apposer sept points de suture dans l’oreille gauche, se pose des questions sur l’attitude de ses hommes de coin, l’un d’entre eux, Mark Breland, ayant jeté la serviette dans le ring pour écourter le combat.

« Je le répète depuis des années, ne prenez pas de décision émotionnelle. Quand je suis dans le ring, peu importe l’amour que vous me portiez ou les circonstances du combat, je ne suis jamais battu avant le dernier coup de gong. Je suis un guerrier, je suis un puncheur, et avec la puissance que je détiens, je ne suis jamais battu avant la fin. »

Les images de Wilder à l’appel de la 7e reprise contredisent pourtant ces propos, certains estimant même « irresponsable » de lui avoir permis de poursuivre le combat à cet instant. Certes pas pour longtemps...