Les clubs de Division 1 dames tente de mettre en place un protocole permettant de rejouer à huis clos le plus rapidement possible avec des mesures bien précises. Mais du côté des Panthers, on doit bien avouer que le cœur n’y est pas.

"Traverser la Belgique pour un match de basket, alors qu’il y a un couvre-feu et que la situation n’est pas bonne, nous trouvons cela quelque peu incongru", explique Christian Grandry, le manager de la formation liégeoise. "Mais nous participons tout de même à la rédaction de ce protocole en pensant aux filles qui se sont entraînées durement pendant de longues semaines et qui ont envie de jouer. On se dit aussi que si dans un mois la situation s’améliore, nous devons être prêts."

Pas d’unanimité

Ce n’est pas le cas de tout le monde puisque certains clubs ne souhaitent visiblement pas participer à l’écriture de cette charte.

"Dans notre série, il y a des clubs totalement amateurs qui nous ont prévenus qu’ils n’étaient pas d’accord. À côté de cela, il y a aussi des clubs 100 % professionnels qui veulent garder le rythme. Nous sommes entre les deux."

Tout un budget

La mise en place de ce protocole aurait des conséquences financières importantes pour les clubs. "La saison nous coûterait environ 8 000 euros de plus. Le montant comprendrait la réalisation de deux tests Covid par semaine pour tout le groupe ainsi que les frais d’une société externe qui viendrait vérifier tous les vestiaires, les équipements, etc. Sans oublier le coût des matchs sans spectateurs et sans catering, même si nous espérons que cette situation ne durera pas toute la saison."

Un protocole qui serait basé sur celui de la D1 hommes. "À la différence près que nous n’avons pas de droits TV", rappelle Christian Grandry.

Une réunion entre clubs est prévue vendredi mais une reprise avant décembre n’est pas à espérer.