C’était devenu un secret de Polichinelle au sein du cercle nivellois : Richard Scalais ne souhaitait pas abandonner son club mais voulait prendre un peu de recul au poste présidentiel.

"J’ai été à la fois surpris et content quand on me l’a proposé", convient Christophe Candi. "Le comité voulait quelqu’un qui connaisse le basket et issu si possible du club. J’en suis un des enfants car Nivelles a toujours été un club familial", observe celui qui sera un des plus jeunes (42 ans) présidents de la province.

Le défi ne fait pas peur à l’ancien coach qui abandonnera son équipe avec qui il a connu un joli parcours : "On a accédé la saison dernière à la Régionale et on devait disputer une finale de Coupe de Brabant. Je quitte un noyau de 12 joueurs pour une équipe de 300 personnes."

Candi compte sur toutes les forces vives du club. "Pour les coachs, les joueurs et le comité, ce sera un travail d’équipe. Dans mon boulot professionnel, je dois aussi coacher une équipe donc je n’ai pas peur du management humain. Je vais travailler en binôme avec Cédric Vancauwenberghe qui sera vice-président et qui est de la même génération que moi."

Au plan pratique, si les joueurs Conotte, Jorion et Pancken ne poursuivront pas l’aventure aclote en R2 pour des motifs divers, la TDM2 a conservé ses joyaux malgré un budget revu à la baisse (-20 %). "Contrairement aux clubs formateurs de la capitale qui touchent un important subside régional, nous ne pouvons compter que sur l’apport de la buvette. L’impact du Covid est à la fois sportif et financier pour nous."

Pour alléger son budget, le club s’est séparé de Eric Van Hoeck son directeur technique. "Son apport était important pour les jeunes et les coachs mais on veut garder des finances saines et la même ossature au niveau des coachs jeunes. Nivelles ne paye pas le plus mais Nivelles paye du début à la fin de la saison." Une draft pour la R2 aura lieu à la mi-avril avec le nouveau coach : Emilien Carion.