Chaque année, entre 7 et 8 concours de Pony-Games sont normalement organisés entre mai et octobre, concours comptant pour le championnat de Belgique. Cette année, en raison du coronavirus, toutes les manches ont été annulées, sauf celle de Tourinnes-Saint-Lambert qui a bien eu lieu ce dimanche.

“Le fédéral ayant déchargé la responsabilité d’organiser des événements sur les bourgmestres, beaucoup ont opté pour l’annulation”, précise Marc Urbain, organisateur et responsable du Poney Club Equi’Noxe en compagnie de son épouse Angélique Coppens.

Pour pouvoir organiser cette manche, le club brabançon a dû respecter tout un tas de règles. “Hors cavaliers et bénévoles, le public était limité à 300 personnes, la distanciation devait être respectée et le masque obligatoire, hormis sur les chevaux. Mais l’envie d’organiser quelque chose était très présente, aussi grande que l’attente des cavaliers qui s’entraînaient depuis des mois sans pouvoir prendre part à la moindre compétition.”

Des participants ravis

Cette compétition étant la seule de l’année, les participants ont savouré le moment. “On s’attendait à avoir une levée de boucliers et à être inondé de critiques quant au fait que nous maintenions l’organisation, mais c’est tout le contraire qui s’est passé. Tout le monde était ravi d’être là et saluait l’organisation. Et puis, notre plus grande satisfaction fut le sourire sur le visage des enfants. Cette compétition leur a fait un bien fou.”

Pour les responsables du club, ce fut aussi une délivrance après des mois très compliqués. “La situation a été très difficile pendant le confinement car nous sommes une asbl et nous n’avons donc pas un fond de roulement extraordinaire. Heureusement, nous avons pu compter sur la compréhension du propriétaire qui permet à nos chevaux d’aller en extérieur. Nous avons repris les cours en mai, en craignant que les parents ne soient pas très enthousiastes à l’idée de renvoyer leurs enfants au club. Mais là où on s’attendait à une reprise à 50 %, nous étions quasiment à 100 %. Les enfants avaient vraiment envie de revenir et de revoir les chevaux.”