Brabant Wallon

Depuis la fondation du RECW, l’investissement du Walhinois est total et sa motivation intacte.

Offrir une médaille à Gilbert Mathy pour tout ce qu’il a fait pour la Petite Reine serait loin d’être une juste récompense tant l’homme, toujours à la tête d’une multitude d’organisations avec le RECW, s’est investi pour le cyclisme. Une discipline qui représente énormément dans la vie du Walhinois. Le 12 juin, il avait déjà été mis à l’honneur lors d’une cérémonie pleine d’émotion sur le podium d’une des nombreuses courses qu’il organise à Walhain et ses villages. Ce jour-là, il fêtait les 70 ans de sa victoire le lundi de Pentecôte 1949 dans la course débutants, sous les couleurs de l’Étoile Club Walhain. Après une nouvelle épreuve organisée le week-end dernier, alors que le Tour de France passait à quelques kilomètres de là, l’occasion était belle de rencontrer un homme sans qui les organisations en Brabant wallon ne se compteraient plus que sur les doigts d’une main.

Gilbert Mathy, racontez-nous vos débuts dans le monde du cyclisme ?

"J’ai commencé chez les non licenciés, en tout début de saison… 1949. Ensuite, j’ai rejoint les rangs de la RLVB dès le mois d’avril. Chez les licenciés, j’ai enregistré d’emblée des résultats encourageants. La course pour débutants du lundi de Pentecôte m’avait permis de me lancer dans une longue fugue à deux. Mon compagnon d’échappée se releva et j’ai finalement pu l’emporter. Je m’en souviens encore très bien ! La suite de la saison me vit multiplier les beaux résultats (victoire à Saint-Marc Namur au mois de juin et à Nil-Saint-Vincent au mois d’octobre…) . En 1950, toujours débutant, je m’étais imposé à Sart-Walhain avant de passer amateur et de rejoindre le Vélo Club Gembloutois, dirigé par l’ancienne vedette du cyclisme, Félix Sellier. Au tout début du mois de juillet, j’ai même gagné la course de Perwez alors qu’en fin de saison, avec mon nouveau team, je m’étais imposé lors du championnat provincial interclubs namurois."

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Vous avez longtemps eu des espoirs de faire carrière ?

"Pas réellement. En 1951, j’ai longtemps souffert d’un refroidissement contracté au printemps. Après avoir bouclé le Tour de Namur, j’ai été appelé le 1er octobre 1951 sous les armes pour effectuer mon service militaire. 1952 fut ma dernière saison : en manque d’entraînement en raison de mes obligations militaires, j’ai dû raccrocher le vélo au clou."

Plus de 65 ans après, vous êtes pourtant toujours impliqué et omniprésent dans le paysage du cyclisme brabançon !

"Après avoir roulé à la fin du service militaire, je me suis investi dans les activités du club comme simple membre jusqu’en novembre 1975 où, au décès de Fernand Vleeminckx, j’ai repris la présidence. En 1993, l’Étoile Club Walhain a repris les courses de la défunte Pédale Tourinnoise, club avec lequel nous entretenions de profonds liens d’amitié."

Vous n’avez jamais pensé à arrêter ?

"Je pense que ce qui me conserve le mieux, c’est l’activité… C’est vrai que parmi les gens qui couraient en même temps que moi dans les environs immédiats, il ne reste guère que Robert Lengelé, qui habite Tourinnes-Saint-Lambert et qui appartenait aussi à l’équipe de l’Étoile Club Walhain. Ou encore Joseph Gilbert, de Sauvenière, un excellent sprinter qui était affilié au Vélo Club Saint Christophe. Ces deux derniers n’ont jamais vraiment lâché l’activité physique non plus."