Brabant Wallon

Après une bataille de 2 h 20, Guillaume Dermiens est sorti avec les honneurs du tournoi du TC Odrimont.


C’était l’effervescence ce mercredi matin au TC Odrimont, où débutait le tableau final du tournoi doté de 25 000 dollars, organisé jusqu’à la fin de la semaine dans les installations du club.

L’occasion de voir quelques jeunes talents internationaux en action mais aussi de nombreux joueurs belges. Parmi eux, le régional de l’étape, Guillaume Dermiens, avait fort à faire. Après s’être brillamment extirpé des qualifications, le Brabançon se retrouvait opposé au Roumain Dragos Mina, 330e joueur mondial à l’ATP et tête de série n° 1 du tournoi.

Et pourtant, malgré la qualité de son adversaire, Guillaume Dermiens n’est pas passé très loin de l’exploit, accrochant son adversaire pendant 2 h 20, pour finalement s’incliner sur un double 6-4. "Je me sentais bien à la sortie des qualifications mais je suis tombé sur la tête de série n° 1 du tournoi pour mon premier match dans le tableau final. J’ai livré une belle bataille de 2 h 20 et ça s’est joué sur quelques détails, comme ces balles pour mener 5-4 dans le deuxième set, que je ne suis pas parvenu à concrétiser. C’est un domaine dans lequel je dois encore m’améliorer car, à ce niveau-là, chaque balle compte", explique-t-il.

À la sortie d’une telle rencontre, Guillaume Dermiens affichait un double sentiment. "Je suis partagé entre déception et satisfaction. Je suis content car je constate que j’ai le niveau pour rivaliser avec les meilleurs. Je dois juste encore travailler certaines choses, comme ma condition physique, qui n’était pas optimale pour une telle bataille. Je vais donc me remettre au travail 7 jours sur 7 pour que ça paie car je suis tout proche de passer un cap."

Car, lors des qualifications de ce tournoi doté de 25 000 dollars, Guillaume Dermiens a montré de belles choses. "C’est la première fois que je sortais des qualifications d’un 25 000 dollars, avec de bons matchs de ma part."

Dans les semaines à venir, on retrouvera régulièrement le Brabançon sur les courts belges, lui qui a aussi l’habitude de jouer à l’étranger, guidé par cette envie de réussir. "Cela demande beaucoup de sacrifices. C’est moins voir sa copine et ses parents, c’est aussi un coût financier. Pour l’instant, je perds plus que ce que je gagne mais ces sacrifices en valent la peine."