Brabant Wallon

Dans une finale palpitante, les Brabançons ont résisté jusqu’au bout aux assauts des Sonégiens.

Dans un grand coup de symboles, le rugby s’était donné une apothéose pleine de renouveaux et d’histoires. Car deux étoiles montantes de l’ovalie francophone se retrouvaient, le cœur et l’esprit remplis de ces récents souvenirs qui enflamment l’imaginaire des supporters. Soignies et La Hulpe rêvaient d’un premier sacre mais ce n’était que des idées de début de saison. De belles résolutions de rentrée scolaire, des éclairs de lucidité qui ne résistent pas toujours au premier orage. Mille deux cents minutes pour vivre et 80 minutes pour mourir : tel était le destin des deux clubs au moment de fouler le Mandela pour la quête du graal.

D’entrée, les Sonégiens, Bertrand Billi en tête, tentèrent d’imposer le défi physique dans une finale qui avait toutes les allures d’une opposition de style. Les Brabançons répondirent du tac au tac et prirent même l’ascendant au fil des minutes. Sur une interception judicieuse, La Hulpe déflorait la marque pour un essai entre les perches (7-0) au quart d’heure. Impeccables sur les fondamentaux, les hommes d’Alex Palacci tenaient la dragée haute aux Vert et Blanc en s’appuyant sur une défense bien en place et âpre au combat. Si Alan Williams redonnait vie aux couleurs sonégiennes sur pénalité, La Hulpe répondit dans la foulée pour un essai en coin (12-3). peu avant la rentrée aux vestiaires.

Les Hennuyers revinrent

sur le terrain le couteau entre les dents. S’arc-boutant dans ses vingt-deux, La Hulpe finissait par concéder une pénalité Convertie par Alan Williams (12-6). L’ovale à peine remis en jeu, La Hulpe reprit ses distances (15-6). On pensait la messe écrite mais, jouant à 14, Soignies convertissait enfin ses temps forts pour revenir dans le sillage des Brabançons (15-13), lesquels arrachèrent un ballon crucial en fin de match pour pousser les Sonégiens à la faute et prendre les trois points, synonyme de premier sacre (18-13). Rassemblant ses troupes après al remise du trophée, Alex Palacci ne pouvait contenir ses émotions. “On a travaillé toute l’année pour en arriver à ce résultat. C’est le fruit de toute une équipe et plus encore de tout un club qui s’est donné à fond pour décrocher les lauriers nationaux. Nous venons d’écrire la plus belle page de l’histoire du club mais ce n’est qu’une étape d’une belle histoire qui se poursuivra de longues années