Beaucoup de sportifs privés de compétition donneraient cher actuellement pour être à sa place. Le Wavrien Benoit Noël, membre du JETT à Jodoigne, actuellement installé à Abou Dabi pour son boulot, vient de disputer un triathlon sprint, en attendant le 70.3, disputé dans sa ville, sur une ile dédiée à 100% au sport! 

"Enormément de choses sont faites pour le sport ici! Il y a énormément d’organisations: course à pied, cyclisme, triathlon..."

Résultat, une 46e place dans une épreuve sprint qui n’est pas sa tasse de thé. "Je préfère les longues distances à mon âge (40 ans). Ce n’est pas le résultat espéré, mais je rentre dans le top 20 masters. Je pensais faire mieux car je suis dans les plus jeunes de ma catégorie mais le niveau est sacrément relevé ici!"

A Abou Dabi, Benoit Noël compose avec des difficultés dont il n’a pas l’habitude. "Les parcours sont plats, mais il y a parfois beaucoup de vent. Et puis, la mer peut parfois être houleuse, sans oublier la chaleur qui, l’été, peut atteindre 50°! C’est d’ailleurs pour cela que tout se déroule principalement tôt le matin, souvent vers 5 heures, chose dont on n’a pas l’habitude en Belgique."

Le Wavrien a aussi été amené à composer avec la crise sanitaire. "On a été mis en confinement en mars pour un lockdown total. Impossible de sortir. Mais, par chance, j'avais une salle dans ma maison avec un rouleau pour courir mais aussi pour le vélo, ce qui a été l'occasion de continuer à m'entraîner en attendant juin où nous avons enfin pu sortir! Je suis alors rentré six semaines en Belgique à ce moment-là où j'ai profité de mon pays. Depuis fin août, je suis de retour à Abou Dabi où nous avons retrouvé pas mal de liberté. Nous ne sommes pas touchés actuellement par une seconde vague."

Un entraînement sur le circuit de F1

Voilà un mois et demi que les compétitions ont repris à Abou Dabi. Après avoir pris part à des courses à pied, c’est avec joie que Benoit Noël a donc regoûté au triathlon. Mais d’autres épreuves l’attendent sous peu. 

"Il y a pas mal d'épreuves sympas ici, comme des contre-la-montre sur les tracks dans le désert, des lieux réservés exclusivement aux cyclistes. C'est vraiment incroyable tout ce qui est organisé ici, cela bouge pour le sport. Je pourrais d'ailleurs me mettre à la course cycliste car il y en a pas mal d'organisées. On peut d’ailleurs s’entraîner deux fois par semaine sur le circuit de… F1. J’ai par contre raté le Coast to Coast, épreuve de 300 kilomètres en vélo, qui a été directement sold out. J'ai fait également l'an dernier un challenge nage, c'est assez cool."