Brabant Wallon

A quelques heures de la manche retour de la demi-finale de playoffs contre les Kangoeroes Malines, les Castors Braine ont réuni la presse et abordé plusieurs sujets. Patrick Muylaert (coach), Kathleen Schuurmans (Team Manager) et Jacques Platieau (président) ont abordé différents sujets.

La première manche à Malines (60-83)

Un match qui a eu le don de faire sortir le coach Muylaert de ses gonds : "Le coach des Kangoeroes est peut-être content de la bonne exécution offensive de ses joueuses mais si on avait évolué de façon correcte pendant 40 minutes, l’écart aurait dû être plus grand. En première mi-temps, on a eu deux coups de mou en défense après ce fut sur l’ensemble de la seconde mi-temps. J'ai une équipe qui a des facilités en attaque et qui est capable d’inscrire 80-90 points par rencontre mais si il n’y a pas de travail défensif, on ne peut pas avoir de la qualité en attaque. Le championnat ne se gagnera pas si on ne défend pas."

La seconde manche ce samedi et le physique brainois

"Manu Mayombo et Albina Razheva seront encore épargnées ce week-end", prévient la Team manager Schuurmans. "Albina va passer une visite de contrôle ce lundi. Elle pourrait recommencer avec une attelle de poignet." 

C’est donc un groupe de 9 joueuses (comme mercredi) qui défiera les Kangoeroes. "On a des joueuses capables de monter au jeu et d’élever l’intensité du match. C’est tout ce que j’attends", espère Muylaert. Le groupe apparaît parfois dans le dur physiquement. En tout cas, dès sa prise de fonction, le coach Muylaert a intensifié les séances. "J’espère que les filles sont conscientes que dans deux semaines, le championnat est fini. A ce moment-ci de la saison, il y a clairement une fatigue physique. Mentalement, elles doivent encore tenir deux semaines. Il faut pouvoir tenir pour ne pas avoir de chutes de concentration si on affronte SKW ou Namur par la suite", prévient le coach.

La succession de Angillis

"Deux semaines après la décision du club, on gagnait la Coupe. On partait sur de bonnes bases", explique le coach. "C’est plaisant et gai d’enchaîner les bons résultats. On se prend au jeu. Personne n’invente de nouvelles choses en basket, on applique donc des choses déjà vues notamment chez Ainars Zvirgzdins. J’essaye de mettre des choses en place en fonction des joueuses dont je dispose. On ne peut pas faire n’importe quoi en fonction des profils."

"Prendre une équipe au pied levé, ce n’est pas évident. Je voudrais remercier les frères Muylaert d’avoir relevé le challenge", déclare le président Platieau. "Pasacl Angillis est un gentleman donc humainement, c’est triste de devoir s’en séparer. Maintenant, découvrir l’EuroLeague sans expérience était peut-être une marche trop haut. Au fil des semaines, l’équipe cherchait de plus en plus son jeu. Le match contre Namur a été une sorte de révélateur. Il fallait agir et je suis persuadé que nous avons pris la bonne décision. Je crois que nous étions en fin de cycle."

Le coach Dusart et l'Euroleague

"La balance pour l’année prochaine est en train de pencher vers une participation vers l’EuroLeague. Quand vous avez les moyens logistiques, sportifs et financiers, on est bien d’accord avec le coach Dusart que c’est un devoir de disputer l’Euroleague."

Jacques Platieau a encore ajouté : "Fred Dusart n’est pas venu spécifiquement à Braine pour disputer l’EuroLeague. Il est dans le basketball de haut niveau depuis près de 15 ans. Il arrive pour développer un projet. L’objectif, c’est la continuité de part et d’autre." 

Le noyau devrait s’articuler autour de 8 très bonnes joueuses (dont Malashenko et Trahan-Davis). Les 9 et 10èmes devraient davantage rentrer en ligne de compte en Top Division Women 1. Deux jeunes joueuses feront les 11 et 12èmes.

Si Braine est engagé en EuroLeague, l'objectif sera toujours celui d'être reversé en EuroCup. 

"On fait 5,3 puis 1 victoire lors de nos participations à l'EuroLeague" comptabilise le président. "Comme tout le monde dans le club, on a terriblement souffert de ces 13 revers d'affilée. Mais pour le même prix et si la pièce tombe du bon côté, on obtient 3 succès au lieu de1 lors des 4 premiers matchs et on est autrement lancé. 4-5 victoires devraient suffire en principe pour lorgner vers l'EuroCup."

La salle

En cas d’EuroLeague, les Castors tenteront de regrouper un maximum de rencontres avec celles du Spirou Charleroi, qui sera engagé également en Coupe d’Europe. L’idée de proposer plusieurs Super Wednesday au Dôme en collaboration avec le Spirou va être poursuivie. "On travaille avec des agences de communication pour augmenter le public, notamment familial, lors de nos matchs d’EuroLeague. La configuration que l’on a testée contre Ekaterinbourg (NdlR Le public rassemblé dans une tribune, les autres bâchées) a plu", analyse Jacques Platieau. Un président qui rappelle au passage que la dérogation pour jouer face à Polkowice à Braine a coûté près de 25.000€.

Les dirigeants réfléchissent toujours à la possibilité d’une nouvelle salle sur un terrain (à bâtir) près du stade Gaston Reiff actuel. "Nous discutons avec un promoteur anversois. J’ai bon espoir de réunir toutes les parties avec la commune autour d’une table pour fin avril. Idéalement, une infrastructure jaillirait de terre pour 2021-22. Si le projet échoue, on discutera avec la commune pour l’aménagement et la rénovation de la salle actuelle."