Moins de 4 semaines après avoir étrillé les Malinoises à l’occasion du dernier match d’EuroCup dans la bulle de Valence (77-51), Braine doit se rendre à l’évidence : une tout autre rencontre l’attend ce mercredi.

"SKW était peut-être émoussé après avoir joué un 3e match en quatre jours", émet Fred Dusart. "De toute façon, chaque match est différent. On ne doit pas oublier qu’on a été largués à -10 au premier quart et qu’au troisième, les Malinoises ont placé un 0-7 avec lequel elles sont revenues de -20 à -13. »

Comme rarement cette saison, les Castors avaient souffert dans la peinture. "À Valence, Billie Massey a dominé nos intérieures défensivement. Elle s’est montrée plus costaude et plus physique que notre duo Alexander - De Souza. À nos pivots à infirmer cette tendance."

L’équation paraît simple : "Cadenasser les sœurs Massey et limiter les tirs De Meyer et Vervaet. Pour moi, SKW c’est quatre gros dangers et de bons soldats autour. C’est une équipe qui se connaît par cœur."

Une formation qui sera reposée par rapport à cette première confrontation mais qui manquera de rythme car elle à l’arrêt en championnat depuis 3 semaines. Les Castors ne seront pas non plus au meilleur de leur forme.

La quarantaine qu’ont dû subir les internationales (Brcaninovic, Carpreaux et Kreslina) et les blessures diverses ont empêché le noyau brainois de s’entraîner en équipe. "Ce lundi, c’était la seconde fois en dix jours qu’on a pu faire du cinq contre cinq. Avec toutes ces interruptions, ce n’est pas toujours évident de maintenir, motiver et impliquer les filles."

Si De Souza (épaule) et Lisowa (Mollet) devraient être de la partie, Starling (tendinite aiguë au tendon d’Achille) a recommencé à shooter ce lundi. Sa participation reste très incertaine.


Garer le moral au beau fixe

Quantitativement et qualitativement, la préparation d’un duel au sommet en temps de Covid n’est pas aisée. Entre un démarrage tardif de compétition, des blessures diverses, la quarantaine observée par les joueuses internationales et des matchs postposés en raison de la Coupe d’Europe, Fred Dusart doit garder la motivation intacte.

"J’ai l’impression de devoir redémarrer la voiture tous les jours. On s’est entraîné à six la semaine passée. Ce que je vais demander aux filles, je vais devoir le répéter. Après SKW, on a 10 jours d’arrêt. Je ne peux pas mettre Courtrai directement dans les têtes des joueuses" observe le mentor français qui doit développer son imagination pour maintenir la concentration. "C’est une saison compliquée pour tout le monde. On essaye de varier les séances. De toute façon, le championnat ne se jouera pas sur cette rencontre. C’est une option pour la première place. N’oublions pas qu’on doit encore recevoir Namur et se rendre à… SKW."