Braine s’est libéré en seconde mi-temps et a regardé l’Eka dans le blanc des yeux.

Le coach Dusart l’avait clamé haut et fort : il était hors de question et illusoire d’espérer un succès face à la meilleure équipe européenne du moment, vainqueur récent et en surclassement de la SuperCup.

L’important était ailleurs : dans la constance au plan tactique ou la capacité de réaction dans l’adversité. Et avec l’Ekaterinburg et sa puissance de feu, les Castors auront été servis. Superbement emmenée par sa double-mètre Griner (14 points, 4 rebonds et 1 block à la pause), la formation russe en fit voir de toutes les couleurs aux Brabançonnes.

Même si leur première mi-temps fut difficile avec trop de pertes de balle (11) et près de 7 rebonds offensifs subis, les Castors avaient montré du jeu et des combinaisons. Leur seconde mi-temps sera bien plus efficace et pleine de bonnes surprises. Elle fera même naître des regrets auprès de leur mentor français.

Ne tenant pas compte du marquoir à la pause (28-51), Braine reprit les débats (en zone) comme si il indiquait 0-0. Davantage concentrées et moins impressionnées, les Belges s’employèrent à grignoter leur retard. Avec davantage de réussite aux 6,75m (Wallace, Malashenko) et plus de poids au rebond, les Castors se rapprocheront à 40-57 (25e).

Le gain du troisième quart (24-21) ne rassasiait pas les Rongeuses qui pointaient via Ortiz à 14 unités (61-75 ; 35e). Le coach russe avait pris un temps mort et gardait ses titulaires sur le jeu, ce qui n’empêchait pas les Brainoises d’y croire à 66-77 (36e). Sur un triple au buzzer, Handy fera même passer ses couleurs sous les 10 unités. Une défaite logique au final (79-87) mais aussi et surtout une réplique de qualité qui a plu au public.

"On a trop respecté l'Eka"

Compétiteur dans l’âme, le coach Dusart ne supporte pas la défaite, même quand l’opposant s’appelle Ekaterinburg et que le match fut beaucoup plus que correct. “On me dit Bravo, je comprends les fans mais j’ai du mal à accepter les félicitations car au final, on a perdu.”

Braine a pourtant produit une réplique de qualité. “On a eu trop de respect pour l’Eka. On a joué en première mi-temps comme si on prenait la température de l’EuroLeague. On était à -23 et puis on s’est mis à se réchauffer. On est passés en zone et on a joué de façon moins timorée en attaque. C’est ce visage-là, qu’on a vu trois quarts temps face à SKW et en seconde mi-temps contre l’Eka que je souhaite voir.” À commencer par mercredi face à Riga. “On a affiché en grand dans le vestiaire le ranking FIBA de l’EuroLeague. On est 16e, Riga 12e. Mais on oublie qu’elles ont fait un quart de finale la saison dernière.”

© moisse

A Charleroi

Bain de foule:  Présente en civil, Emma Meesseman a patiemment signé les autographes et s’est fait prendre avec un sourire désarmant en photo. Une grande dame !

Wallace: Elle était annoncée blessée mais l’US des Castors a tenu sa place avec une seconde mi-temps très productive.

Mascotte: Remontée, celle de l’Eka aura fait le show en compagnie des cheerleaders brainoises.

Horaire inhabituel: Les Castors se déplacent samedi (18h00) à Liège et reçoivent Riga au Dôme mercredi prochain (18h15).