Les Rebecquois auront une mission ce mercredi soir au Standard : ne pas encaisser d’entrée pour croire à l’exploit.


Le grand jour est arrivé pour Rebecq. Ce mercredi soir, ils ont rendez-vous avec leur histoire. "Depuis le tirage au sort, les joueurs sont restés concentrés sur le championnat et ont tout fait pour faire abstraction de ce match au Standard. Mais, depuis samedi soir, c’est l’effervescence. Tout le monde a tourné le bouton, pense à ce match, en essayant de rester un minimum concentré" , avoue Dimitri Leurquin.

Pour beaucoup, ce sera le match d’une vie. "C’est le genre de match qu’un joueur amateur va vivre une fois dans sa carrière. Il faudra profiter du moment et ne pas oublier qu’il s’agit d’un match de foot. À chacun de trouver le juste équilibre entre concentration et plaisir."

Les clés du match sont simples à définir . "Une bonne entame, rester solidaires, appliqués et costauds. Il faut essayer de ne pas encaisser en début de match, garder le zéro le plus longtemps possible, pour ensuite laisser passer les minutes et saisir une opportunité si elle se présente. Mais je sais qu’avec nos qualités nous pourrons nous créer quelques occasions . "

"Profiter du moment"

Avec telle attente et une telle médiatisation autour de ses joueurs, le coach veut enlever la pression. "Peu importe ce qui arrive, il faut profiter du moment. En passant le cap des 16es de finale, ce que peu de clubs amateurs sont parvenus à réaliser, les joueurs sont déjà des héros. C’est quelque chose qu’on ne leur enlèvera pas mais je sens aussi qu’ils ont encore faim et qu’ils croient en la possibilité d’aller encore plus loin."

Pour Dimitri Leurquin aussi, le moment sera symbolique. Lui qui n’était que T2 il y a quelques semaines encore. "Ça va vite en football, j’essaie de rester serein par rapport à tout ça car je ne suis qu’au début de ma carrière d’entraîneur. Mais c’est certain que prendre place sur le banc dans ce stade sera particulier, tout comme la poignée de main avec Michel Preud’homme, que j’admirais étant enfant. Sa campagne à la Coupe du monde 1994 a marqué mon enfance."