Le licenciement de Sylvain De Weerdt de ce dimanche est logique, selon un Ultra tubizien.


Les supporters de l’AFC Tubize sont-ils les plus courageux du royaume ? C’est en tout cas la quatrième saison consécutive qu’ils soutiennent une équipe du bas de classement.

"Pour nous, c’est l’ascenseur émotionnel. Les Coréens sont arrivés en formulant de grandes promesses et nous avons failli monter en D1A. Depuis, ça va de mal en pis. Tout d’abord sur le plan financier. C’est ce qui nous inquiète le plus. Ce qu’on reproche à la direction, c’est de ne pas communiquer. Ils ont liquidé les contrats et paient la plupart des joueurs au point (sans salaire fixe). Tubize doit être le seul club à pratiquer de la sorte. C’est inquiétant, on a l’impression que les Coréens n’investissent plus", affirme Fédéric Steckx, membre des Ultras tubiziens.

Le Brabançon pense que son club se maintiendra en D1 Amateurs, malgré son bilan de 10 points en douze journées. "Nous devons être plus réalistes, tant offensivement que défensivement. Nos adversaires ne sont pas vraiment supérieurs, mais c’est déjà ce qu’on se disait les saisons précédentes. Je pense tout de même que le noyau possède les qualités pour s’en sortir."

Le licenciement de Sylvain De Weerdt ? "Logique, parce qu’il changeait rarement son système, alors que les joueurs étaient tout le temps remplacés. Titulaire une semaine, puis dans la tribune, puis sur le banc, puis titulaire. L’équipe avait besoin de davantage de stabilité et lui de plus d’humilité", poursuit le Sang et Or, qui ajoute vouloir toujours soutenir les joueurs et jure fidélité à son club de cœur.

La direction ne devra pas se tromper au moment de choisir son nouvel entraîneur. Au risque de basculer en D2 Amateurs. "Pour nous, c’était presque nécessaire de descendre en D1 Amateurs, car la D1B coûte trop cher. On était soulagés, nous les supporters. Parce que passer plusieurs saisons à jouer le maintien, c’est usant. La D1 Amateurs, ce n’est pas si grave s’il y a un projet derrière, mais on ne connaît pas les intentions du Coréen. Qu’en est-il du futur ?"