La saison estivale n’avait pas démarré sous les meilleurs auspices pour Lucie Ferauge. La talentueuse sprinteuse, qui a fêté ses 21 ans le 21 avril dernier, était restée loin de son meilleur niveau sur 100m, avec des chronos de 12.10 et 12.07, lors des récents championnats LBFA à Mouscron. "Les conditions climatiques étaient très difficiles mais cela n’expliquait pas tout", souligne l’intéressée. "Je ne me sentais pas bien du tout."

Et Lucie de révéler qu’elle a malheureusement contracté le coronavirus, ce qui l’a freinée dans son élan à la mi-avril. "Ma saison a été un peu coupée parce que j’ai attrapé le Covid-19 juste après le stage en Turquie. Tout allait super bien pourtant à Belek, c’est vraiment dommage. Ensuite, pendant environ deux semaines, cela n’a plus été du tout. J’avais l’impression d’avoir perdu le bénéfice de ce stage."

Samedi, au meeting Ifam organisé à Oordegem, l’athlète entraînée par François Dethier a affiché un regain de forme dans des conditions également bien meilleures, faut-il le préciser. Lucie Ferauge a ainsi doublé 100m (11.80) et  200m (24.01) et affiché de meilleurs chronos. Certes pas encore au niveau où elle souhaiterait les voir mais il y a du mieux. "En deux semaines, j’ai regagné 27 centièmes sur mon temps des LBFA sur 100m et, sur 200m, il me manquait un peu de résistance sur la fin. Mais pour un premier 200m, c’est plutôt bon. C’est quasiment sous les 24 secondes et mon prochain objectif sera donc de franchir ce cap-là."

La médaillée de bronze des championnats d’Europe juniors de Boras (2019) sait que le temps est compté pour atteindre son objectif de qualification pour l’Euro espoirs, une compétition qui a été délocalisée de Bergen, en Norvège, à Tallinn, en Estonie. Le minimum de 23.54 est légèrement inférieur à son record personnel qui date d’il y a deux ans. "Il faut faire le minimum au plus tard le 27 juin, il reste donc à peine un mois. Il ne faudra pas traîner en chemin !" conclut Lucie, qui fera évidemment son possible.