Habituellement, lorsque vous arrivez sur le lieu de départ d’une course à pied, la grande majorité des participants s’active aux abords de la course pour peaufiner son échauffement. Ce dimanche, c’est à la buvette que les joggeurs attendaient avant de prendre le départ des, 5, 10 et 20 km du BW, dont les conditions dantesques ne donnaient pas vraiment envie de mettre un pied dehors. Même aux plus courageux.

“Il a fallu un peu de courage pour sortir de son lit au vu de la pluie et des grosses rafales de vent annoncées. Après avoir retiré notre dossard, il fallait également trouver la motivation pour partir à l’échauffement”
, nous glissait Benoit Zimmer, qui avait parcouru les 266 km du tour du Brabant wallon en mai derniers en compagnie de ses comparses de 3RunMan.

Une fois sur le parcours, les joggeurs ont dû braver ces conditions dantesques. Le vent rendait les choses difficiles, la pluie inondait certaines portions du parcours et rendait les secteurs pavés plus délicats à négocier. À ce petit jeu, l’Ottintois Romain Deblander s’est montré le plus rapide sur le 20 km, venant inscrire son nom au palmarès d’une organisation qui célébrait sa deuxième édition.

Une victoire en solitaire et dans la gestion. “Je me suis inscrit à la dernière minute. J’ai longtemps hésité car je ne suis pas au meilleur de ma forme en ce moment mais je suis quand même venu dans l’idée de faire un bon entraînement. Je suis parti assez prudemment, j’ai fait le trou au 5e km. Le parcours est resté praticable jusqu’au 10e km et puis s’est ensuite devenu très inondé, avec quelques côtes, beaucoup de vent et des pavés. Heureusement que j’avais les vélos pour tenir la conversation et la motivation car ça a été long et pénible de se retrouver seul dans de telles conditions”, confie Romain Deblander.

Avec ces conditions extrêmes et les secteurs pavés, le lauréat du jour avait l’impression de se retrouver en plein cœur d’un Paris-Roubaix qui se tenait quelques heures plus tard en cyclisme. “On a eu droit à des conditions dantesques, notre enfer version jogging. C’est assez déconcertant de courir dans de telles conditions, c’est compliqué de maintenir une allure, notamment sur les pavés où on perd complètement son rythme et sa concentration. Sur la fin, j’ai plutôt géré mon effort afin de conserver mon avance.”