Brabant Wallon Le club brabançon a tous les atouts en main pour faire déjouer Soignies et glaner un premier sacre.

Dimanche dernier, La Hulpe a validé son ticket pour la finale du championnat en battant Dendermonde, triple tenant du titre, et a rejoint Soignies, qui s’était débarrassé une semaine plus tôt des Ottintois. Ce samedi après-midi, les nombreux amateurs d’ovalie vivront une finale inédite entre deux phalanges qui ambitionneront un premier titre de champion de Belgique.

Depuis 2001, seuls quatre clubs ont trusté les lauriers nationaux (Boitsfort, l’Asub Waterloo, le Royal Kituro et Dendermonde). Depuis trois saisons, La Hulpe et Soignies ont quelque peu chamboulé notre paysage rugbystique puisque les Sonégiens étaient finalistes en 2015 et 2017 alors que les Brabançons se hissaient en finale lors de la défunte édition.

Dans un calendrier modifié suite à l’affaire des joueurs suspendus, la date de la finale a donc été postposée d’une semaine. Dans un combat qui s’annonce prometteur, une chose est certaine, les Vert et Blanc auront bénéficié d’une semaine de repos pour préparer l’apothéose finale. Sauront-ils en tirer un avantage cette après-midi au stade Nelson Mandela ? À voir comment les hommes d’Alex Palacci ont maîtrisé leur sujet en demi-finale, on doute que ce match soit encore dans les jambes des joueurs au moment du coup d’envoi.

Sébastien Wyngaerden, président du club brabançon depuis un an, a pleine confiance dans le groupe qui défiera Soignies ce samedi après-midi. "L’an dernier, contre Dendermonde en finale, nous étions dans l’émotionnel. Je crois sincèrement que les choses ont évolué cette saison avec un groupe qui a acquis une maturité au fil des matchs pour réaliser un parcours magnifique en phase classique. Les joueurs savent ce qu’ils doivent faire pour concrétiser leur rêve. Face aux Sonégiens, ce sera sans doute une opposition de styles. Quant à savoir qui des avants ou des arrières prendront le dessus, difficile de le prédire puisque, comme toute finale, cela devrait sans doute se jouer sur des détails. Notre adversaire s’est aussi donné les moyens de ses ambitions, mais je suis convaincu que le groupe saura déjouer leurs plans… Finalement, avec les reports que nous avons connus, tout s’est parfaitement mis en place pour que ce week-end, durant lequel nous fêterons les 50 ans d’existence du club, soit une pleine réussite…"

Reste maintenant aux joueurs à écrire la plus belle page de l’histoire du club. Pour que les mots et les images soient à jamais gravés dans leurs cœurs. Pour que cette finale soit le reflet d’un parfum enfermé dans le flacon de la mémoire du club sis aux portes des Ardennes brabançonnes…


Un demi-siècle d’existence

En 1969, Jean-Pierre Conrad, joueur du Standard Rugby Club, s’installa pour des raisons professionnelles à La Hulpe. Avec une bande de jeunes issus du cru mais non initiés à la pratique de l’ovale, il fonda le Rugby Club de La Hulpe. Cette même année, le club est inscrit officiellement en championnat de Belgique. En quelques années, le club poursuit son irrésistible ascension pour rejoindre les hautes sphères du rugby belge et connaître un essor fulgurant ces dernières années (équipe seniors, école des jeunes, le développement du rugby à 7, équipe féminine championne cette saison en D3A avec 14 succès en 14 matchs…). Pour fêter ce demi-siècle, le club brabançon a mis les petits plats dans les grands avec un menu copieux…


"En pleine confiance"

En février dernier, Louis de Moffarts, a confirmé ses excellentes prestations en club en jouant ses premiers matchs avec les Diables Noirs. À quelques heures de l’apothéose du championnat, le trois-quart centre de La Hulpe, à l’image du groupe, est particulièrement serein avant d’affronter les Sonégiens. "Au contraire de l’an dernier où nous étions pour le moins stressés et pris par l’enjeu au moment d’aborder la première finale de notre histoire contre Dendermonde, je sens une franche sérénité au sein de l’effectif tant aux entraînements que dans la gestion de notre demi-finale contre les Flandriens qui se déroulait pourtant dans un contexte particulier. Nous avons réussi à mettre la main sur le ballon et poser notre système de jeu." En face, Soignies, c’est du costaud. C’est d’ailleurs dans l’antre des Vert et Blanc que les Brabançons, privés de quelques joueurs importants pour l’occasion, enregistrèrent leur seul revers en phase régulière après avoir maîtrisé leur sujet lors de la manche initiale dans nos installations. "C’est la troisième fois qu’ils sont en finale. Nul doute que leur envie sera décuplée pour ne pas échouer au port. À nous de leur montrer que notre première place au terme de la phase classique n’est en rien usurpée. Si nous réussissons à les faire bouger puisqu’ils ont tendance à ralentir le jeu, nous aurons toutes les armes en main pour sortir un gros match."