Le Brainois de 18 ans roule actuellement dans l’équipe de Jacques Villeuneuve et Patrick Lemarié.

Du haut de ses 18 ans, le Brainois Simon Pilate est l’un des espoirs du sport automobile belge. Aujourd’hui pilote en EuroNascar, il fait partie du team Feed Racing de Jacques Villeuneuve et Patrick Lemarié. Et même si le confinement l’éloigne des circuits, il a hâte de remonter en piste pour prouver tout son talent.

Simon, pouvez-vous nous raconter comment vous êtes arrivés au sport automobile?

"La passion du sport automobile a toujours été présente dans la famille. Dès mon plus jeune âge, tous les weekends de course, je me mettais devant la TV avec mon père et nous rêvions ! Déjà à cette époque, je savais que je ferais tout pour que ce rêve de devenir pilote devienne réalité. A l’âge de 9 ans, j’ai commencé le karting de location en France. Mon envie d’aller toujours plus vite m’a dirigé vers Kart in Pro. Pendant deux ans j’ai appris beaucoup, avec des hauts et des bas, des rires et des larmes ! Au bout de ces deux années j’étais champion PACAC (Provence Alpes Côte D’Azur-Corse) et j’ai terminé dans le top 20 à ma première participation au championnat de France. Cependant, j’ai dû déménager dans un pays où il n’y avait pas de karting et aucun autre moyen de pratiquer ma passion pour le sport automobile. Je me suis donc concentré sur mes études internationales qui m’ont éloigné des circuits pendant quelques années jusqu’à l’obtention de mon Baccalauréat international en 2019 à l’âge de 17 ans. J'avais toujours prévu qu'après mes études, je retournerais au sport automobile. J'ai alors vu que Jacques Villeneuve et Patrick Lemarié ont créé Feed Racing F4 et j’ai donc décidé de participer à la sélection 2019. Je n'avais pas touché un volant depuis 7 ans et il était donc très difficile de rivaliser avec des pilotes qui avaient une grande expérience de la course en karting (champions du monde, d'Europe, etc.). Cependant, grâce aux conseils de Jacques, Patrick et des autres instructeurs, j'ai pu améliorer mes performances tour par tour et j'ai finalement réussi à me qualifier pour les demi-finales. Après quelques discussions avec Patrick et mes parents, j'ai réalisé que les voitures monoplaces (F1, F2, etc.) ne sont pas pour moi à cause du budget élevé et aussi à cause de ma grande taille. C'est alors que Patrick m'a dit que Jacques et lui s'impliquaient dans la NWES et qu'ils voulaient partager une voiture avec moi.J'ai directement saisi cette opportunité unique. Je n'avais jamais rencontré ni Jacques Villeneuve ni Patrick Lemarié avant d'aller à Feed Racing, mais c'était étonnant de voir à quel point ils étaient ouverts et disponibles pour tous les pilotes participants au volant Feed Racing."

© D. R.


Dans quelle catégorie roulez-vous actuellement?

"Je roule dans le championnat Européen de Nascar (Euronascar) dans la catégorie EuroNASCAR 2 avec l’équipe FeedVict Racing. Le championnat Euronascar est très spécial, il y a deux catégories, EuroNASCAR PRO et EuroNASCAR 2, chaque voiture doit être partagée entre deux pilotes, un qui participe dans la catégorie PRO et un dans l’autre catégorie. Dans mon cas, je partagerai la voiture N°106 avec Patrick Lemarié qui roulera en pro avec la Chevrolet N°6."


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Quelles sont vos ambitions pour le futur?

"Mon but cette année est de progresser le plus possible et de me battre pour la place de premier Rookie. Le challenge de la deuxième année serait de gagner le championnat Euronascar 2, mais je reste ouvert à toutes les opportunités, on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve."

Quel est votre rêve ultime?

"Mon rêve ultime est de pouvoir vivre de ma passion et je travaille dur pour y arriver un jour."

Comment continuez-vous à rouler en cette période de confinement ?

"L’Euronascar a organisé un championnat virtuel sur Iracing qui s’appelle Euronascar Esport Series. C’est une très bonne idée et c’est une belle opportunité pour apprendre. D’une part, c’est un très bon exercice, Iracing est reconnu car les sensations données par le jeu sont très proches de la réalité et d’autre part, cela entraine beaucoup mon mental car je dois me concentrer au maximum pour les courses qui sont aussi longues que des courses réelles."

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On suppose que vous attendez avec impatience un retour sur les vrais circuits?

"Je n’attends qu’une chose, c’est que le confinement se termine le plus vite possible pour pouvoir retourner sur les circuits. Il faut bien entendu rester patient et respecter le confinement sinon cela risque de retarder les choses, mais l’appel du bitume et des moteurs est toujours là, amis sponsors vous êtes les bienvenus!"

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