Dans les jours à venir, une partie de l’Argayon sera en travaux. En effet, le club nivellois a décidé de sacrifier trois terrains de tennis indoor pour construire un véritable club de padel indoor.

Quatre terrains normaux, deux de simple, un lounge et un bar, Xavier Daufresne et Gérald Leroy mettent les petits plats dans les grands pour que ce nouveau défi soit une réussite. "Ce sera un vrai club, et un gros club. Une structure indoor comme celle-ci, il y en a très peu en Belgique. Ce sera un véritable club dans le club", expliquent les deux hommes.

Passionné de padel, anesthésiste à l’hôpital de Nivelles, Gérald Leroy est ravi de cette association avec Xavier Daufresne. "Ça fait trois ans que je tannais Xavier avec le padel et puis, un soir, il m’a proposé son projet. C’est un beau mariage de raison."

Egalement une école

Le padel, sport en pleine expansion, a su séduire le patron du club nivellois. "J’ai joué quatre fois au padel mais j’apprécie ce sport, c’est très complémentaire avec le tennis. Maintenant que je vais avoir des terrains au club, je pourrai jouer plus souvent."

Un sport plus accessible que le tennis aussi. "Ce qui est bien dans le padel, c’est qu’on peut plus rapidement s’amuser en tant que débutant. Au tennis, il faut minimum un ou deux ans de cours pour un peu s’amuser sur un terrain, alors qu’il ne faut qu’une heure au padel."

Désireux de faire les choses en grand, l’Argayon disposera aussi d’une école de padel à part entière. "Le but est de créer un véritable club, de bien faire les choses. Nous proposerons donc des cours de padel et une vraie école de padel. La demande est forte puisque nous recevons déjà des demandes d’inscription alors que les terrains ne sont même pas encore construits."

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Se réinventer pour continuer à vivre

Tennis, squash, restaurant, escape room et maintenant padel, l’Argayon est un bel exemple de ce qu’est aujourd’hui un club sportif qui cherche à se diversifier pour répondre aux attentes de ses membres et surtout pour continuer à bien vivre. "Nous aurions pu continuer à ne proposer que du tennis. Mes terrains auraient continué à être pris mais on serait resté dans une certaine monotonie."

Le Covid a également influencé cette décision. "S’il n’y avait pas eu le Covid, je ne l’aurais peut-être pas fait. Mais économiquement, après sept mois de fermeture, il fallait que je trouve des ressources économiques car la situation était devenue tendue. J’ai donc décidé de réinvestir l’argent de la société dans un nouveau projet afin de prendre le train en marche car tôt ou tard, chaque club aura besoin de terrains de tennis. Il faut le faire maintenant et pas dans 2-3 ans car les joueurs de tennis aiment jouer au padel et puis ça nous permet d’attirer une autre clientèle."

Et combler la probable perte de nombreux jeunes en cours de route. "Après sept mois d’interruption, je ne suis pas sûr que l’on récupérera tout le monde chez les ados. Je suis même pratiquement certain que l’on va en perdre 30 % car ils ont fait autre chose, ils sont dans un autre rythme. Je dois anticiper la possible future baisse de fréquentation du tennis. Il fallait prendre la balle au bond."


Des caméras pour revoir les plus beaux coups

Les terrains de padel installés à l’Argayon bénéficieront d’un petit outil supplémentaire qui devrait combler les joueurs.

“Nous serons le premier club de padel en Belgique à installer des caméras sur les terrains, ce qui permettra aux joueurs de filmer et revoir certains de leurs points. Pendant le match, les joueurs pourront taper sur un bouton buzzer, ce qui permettra d’enregistrer le point qu’ils viennent de jouer. Après le match, ils auront l’occasion de revoir ce point directement et dès le lendemain, ils auront la possibilité de revoir l’intégralité de leur match.”

Si cet outil sera assez fun pour les amateurs de la discipline, il aura une réelle utilité pour les plus compétiteurs d’entre eux. “Pour les gens d’un très haut niveau, c’est un vrai outil qui va leur permettre d’analyser leur jeu et de s’améliorer.”

Un service gratuit. “C’est quelque chose que nous offrons, car avec le partage des images par les joueurs sur les réseaux sociaux, cela nous fera aussi une belle publicité.”