Un feu d’artifices, du stress, des émotions, Pascal Pilotte n’a pas oublié ce fameux match contre Eppegem.



Nous poursuivons notre plongée dans nos archives à l’occasion de notre série Une photo, un souvenir, histoire de revivre les émotions d’un titre en compagnie de l’une des personnalités du football brabançon. Pour ce nouvel épisode, retour en 2010 pour évoquer le titre de Grez-Doiceau en P2, en compagnie de son entraîneur de l’époque, Pascal Pilotte.

Nous sommes au début du mois de mai et ce jour-là, Grez-Doiceau, en tête du championnat, reçoit son dauphin Eppegem pour le compte de l’avant-dernière journée. Une victoire et c’est le sacre. "Nous sommes parvenus à mener 2-0 mais comme souvent, l’équipe adverse a poussé et est revenue à 2-1. Mais Christophe Spinglaire a sorti 2-3 arrêts extraordinaires, ce qui nous a permis de conserver notre avance et de décrocher le titre", se remémore Pascal Pilotte.

Le stress a alors fait place à la joie et à l’émotion. " Là où on se rend compte que c’était très intense, c’est lorsque toute cette nervosité est ressortie au coup de sifflet final, lorsque les larmes se sont mises à couler toutes seules. C’est là qu’on s’est rendu compte qu’une pression inconsciente s’était longée au fond de nous. Mais ce que nous avons vécu ce jour-là, je le souhaite à tout le monde. J’en ai encore des frissons rien qu’en en parlant."
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"Le plus beau titre de ma carrière"


Dans sa carrière, Pascal Pilotte a glané huit titres, que ce soit comme joueur ou entraîneur. Mais celui-ci, il a une place particulière dans son coeur. "Incontestablement, c’est le plus beau titre de ma petite carrière. Tout simplement parce qu’à l’époque, nous avions un véritable groupe, une bande de potes, qui ne vivaient pratiquement que pour se retrouver à l’entraînement ou le dimanche pour le match. Eppegem était clairement le favori et nous avons gardé cette étiquette d’outsider tout au long de la saison. Mais cet esprit de groupe, cette confiance qui régnait au sein de cette équipe, c’est ce qui nous a permis de déjouer tous les pronostics."
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Un feu d’artifices pour la montée des joueurs sur le terrain


Tous ceux qui étaient présents à ce Grez-Eppegem n’ont pas oublié le feu d’artifices tiré lors de la montée des joueurs sur le terrain. "A l’époque, je me rappelle que notre président, Serge Mélain, fut le premier à croire au titre. Il y croyait tellement qu’il avait organisé un feu d’artifices pour la montée des joueurs. Il était persuadé que nous serions sacrés champions au terme de cette rencontre."
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On ira tous tous tous à Torremolinos


Le titre n’était pas la principale motivation des Gréziens cette saison-là. "Pour soulager l’équipe de la pression, nous avions un fil rouge lancé avec Serge Melain et Vincent Pirot: organiser un stage en Espagne pour préparer la saison suivante. La chanson Torremolinos passait après chaque victoire. Plus que le titre, les joueurs se battaient avant tout pour ces quatre jours en Espagne."
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Le regret de Pascal Pilotte


Si la joie fut belle en ce jour de sacre, Pascal Pilotte garde un regret de cette journée. "Ce jour-là, j’ai mis mon frère comme 16e. Si ma sélection était logique, c’est la façon dont je lui ai appris la nouvelle que je regrette. J’aurais dû faire ça la veille et pas à 1h30 du coup d’envoi. Car lui aussi méritait de vivre cette journée de la plus belle des manières."